De nombreux résidents en Ehpad sont décédés du coronavirus. Depuis le début de l’épidémie en France, les visites ne sont plus autorisées dans ces établissements. Pour Pascal Champvert, président de l’Association des directeurs au service des personnes âgées, il est inenvisageable pour les seniors d’être isolés aussi longtemps. Il a d’ailleurs réclamé la mise en place d’aménagements adaptés pour faciliter les rencontres entre les résidents et leurs proches.

Manque de tests et de masques

Pour le moment, les tests sont en cours. Mais il semble qu’il n’y en aura pas assez pour les 700 000 personnes âgées que comptent tous les établissements avec l’ensemble du personnel.

Selon le professeur Delfraissy, le président du comité scientifique,

La production journalière de tests varie entre 30 000 et 60 000. Or, si en plus il fallait aussi dépister les seniors à domicile et les professionnels du domicile, le nombre d’individus à tester se rapprocherait des deux millions.

Ainsi, les Ehpad et les familles de seniors hébergés dans ces structures devront encore faire preuve de patience. Autre souci, les professionnels du soin à domicile font aussi face à un manque d’équipements. Ils ne disposent pas des deux masques requis par jour pour pouvoir travailler en toute sécurité.

Ne pas délaisser les personnes âgées en Ehpad

Un dépistage du Coronavirus en masse, auprès du personnel et des résidents des Ehpad, promis par le gouvernement a commencé. Les personnes testées positives seront mises en isolement dans des infrastructures dédiées.


Une solution qui risque d’avoir plus d’effets négatifs que positifs cependant.

Abandonnés à eux-mêmes en ces temps difficiles, les seniors mis en quarantaine risqueraient plus de mourir des effets de l’isolement que de la maladie.

À noter que les traitements de cette catégorie de patients sont pris en charge par la mutuelle senior et l’Assurance maladie.

Un impact sur le mieux-être des résidents

En cette période de confinement, Pascal Champvert a fait part de son inquiétude face à l’impact du manque de contact avec les proches sur les résidents. Il a notamment souligné l’importance des liens affectifs sur le bien-être, dont la santé mentale des personnes âgées confinées dans des espaces restreints.

Il est donc primordial de trouver le bon équilibre entre sécurité physique et sécurité affective. Il a ainsi préconisé la mise en place d’aménagements permettant de maintenir le contact humain entre les patients et leur famille, si mince soit-il, dans le respect strict des règles de sécurité.