La santé est on ne peut plus importante. Et elle l’est pour les Français. Ce qui explique d’ailleurs les offres de couverture maladie qui sont en nombre dans le pays. Force est d’admettre que les dépenses en matière de santé coûtent cher. Conscientes de cette situation, les municipalités ont mis en place des assurances complémentaires : les mutuelles communales.

Disposer d'une complémentaire santé n'est pas un luxe, mais une nécessité. Raison pour laquelle bon nombre de Français s'y souscrivent. Certes, il y a déjà l'Assurance maladie qui prend en charge une bonne partie des dépenses en soins, mais il arrive que les restes à débourser demeurent lourds pour le foyer. Il faut toutefois reconnaître qu'une part de la population préfère quand même y renoncer, et donc de mettre de côté les soins dont elle a besoin, faute de moyens

Afin d'optimiser l'accès à la santé, plusieurs villes du pays ont mis à disposition de leurs habitants des mutuelles communales. Celles du Grand Toulouse, entre autres, devraient fleurir à profusion, profitant notamment du levier du nombre d'affiliés.


Des mutuelles communales pour optimiser l'accès aux soins de tous

Dans la Haute-Garonne, Colomiers recense 40 000 habitants environ, ce qui lui vaut sa deuxième ville la plus peuplée de ce département occitan, après Toulouse. Pour autant, le quart de sa population est peu couvert en matière de santé, 13 % n'ont même pas de complémentaire, à en croire les statistiques communiquées par la branche maladie de la Sécurité sociale. S'agissant, selon l'adjoint aux Solidarités humaines et à la Santé Arnaud Simion, des :

Jeunes en contrats précaires ou des seniors, qui pour certains d'entre eux peuvent renoncer à des soins.

Cette situation a incité plusieurs communes de la grande métropole toulousaine à mettre en place des mutuelles communales. Ces dernières, permettant à la population de bénéficier d'une assurance santé solide, et dont le coût sera des plus abordable grâce à l'effet de nombre. Pour ce faire, les autorités municipales peuvent jusqu'à jouer le rôle d'intermédiaire. Un service de courtage qui ne pourrait être que bénéfique pour la commune-même, car le dispositif ne sera pas aux frais de celle-ci.

Ainsi, Arnaud Simion peut faire montre d'optimisme envers son projet d'appel à partenariat auprès des mutuelles qui devrait se finaliser en début 2022. Sans oublier que la mairie de Colomiers va procéder à un recensement de ses résidents en vue de savoir lesquels d'entre eux ne sont pas éligibles à la C2S (Complémentaire santé solidaire de la Sécu – ancienne CMU), à cause de leur salaire alors que ce qu'ils perçoivent ne peut leur assurer des soins décents.

Le maire de Cugnaux, Albert Sanchez de son côté, a récemment annoncé aux Cugnalais le lancement d'une mutuelle communale au sein de la ville.


Actiom peut aussi se servir de négociateur

Dans la ville de Pibrac, les 8 000 habitants jouissent déjà de leur mutuelle depuis le début de l'année. Pour autant, faute de nombre important d'inscrits, la mairesse Camille Pouponneau a dû recourir à un négociateur, faisant de sa ville la grande pionnière de cette formule associative, depuis 2015. Elle a, de ce fait, rassuré que :

Notre condition, c'était zéro reste à charge pour l'optique ou le dentaire et notre choix s'est porté sur l'association Actiom. Nous lui mettons simplement notre maison des citoyens à disposition pour sa permanence une fois par mois.

À noter qu'Actiom négocie à la place des élus municipaux. En témoigne l'adjointe en charge de l'Action sociale à l'Union, Isabelle Godeas, qui déclare que :

L'association propose trois formules différentes, car quand on est retraité, on a d'autres besoins qu'un bon remboursement en matière d'orthodontie.