D’après l’agence nationale de santé publique en France, le variant Omicron du coronavirus est plus transmissible pour les enfants. En revanche, cela leur cause moins de dommages. Par ailleurs, la vague relative à cette souche a entraîné une flambée des infections. Toutefois, elle n’a pas occasionné une multiplication des cas de forme sévère chez les plus jeunes.

Fin mars 2022, Santé publique France (SPF) a exposé son dernier constat sur les maladies graves. Ce document présente des données sur les suivis des cas de syndromes inflammatoires multi-systémiques pédiatriques (PIMS) à un semestre. D'après l'établissement lors de ces surveillances, peu d'effets secondaires sont apparus en dépit d'une pathologie initiale qui peut s'avérer inquiétante. Il est aussi concevable que les symptômes médicaux des PIMS relatifs au variant Omicron soient plus légers, a-t-il affirmé.

Pédiatre à l'hôpital universitaire Robert-Débré (AP-HP), François Angoulvant soutient qu'aucun élément ne permettait d'anticiper ce phénomène. La crise sanitaire, le monde la subit comme les intempéries, a-t-il insisté.


Omicron provoque moins de PIMS que les variants précédents

Cependant, on observe que chez les adultes, les cas graves dus à Omicron sont peu nombreux . Ce constat vaut même chez les non-vaccinés.

En outre, les pédiatres ont rapporté auprès de SPF 1 005 cas de PIMS liés au SARS-CoV-2 depuis son apparition. Ce chiffre devrait avoir un certain impact au niveau des recours à un comparateur assurance santé. Entre 2020-2022, presque quatre jeunes patients sur dix ont dû être placés en service de soins critiques (39 %). De son côté, un enfant a perdu la vie à cause de cette complication. François Angoulvant a indiqué qu'étant donné le nombre très élevé d'infections pendant la cinquième vague chez les enfants, et :

[…] Ce qui a été observé lors de la 4e vague, il était à craindre une augmentation du nombre des cas de PIMS très supérieure à celle qui a été observée. Mais une nette décroissance de l'incidence des PIMS est observée depuis la semaine 08 [début mars].

Autre bonne nouvelle : Omicron a engendré approximativement 10 fois moins de PIMS que les premiers variants .

À signaler que le risque de développer un PIMS avoisinait les 1 sur 4 000 avec les souches :

  • Alpha ;
  • Bêta ;
  • Gamma ;
  • Delta ;
  • Etc.

La contagiosité d'Omicron est la même pour toutes les classes d'âges

On a souvent pensé que la déferlante Omicron de janvier 2022 était favorisée par les enfants. François Angoulvant admet que cette vague s'est révélée largement plus transmissible que les précédentes . Néanmoins, nuance-t-il, cette plus grande contagiosité a été observée chez toutes les catégories d'âges :

[…] Je ne crois pas qu'il ait un tropisme plus important pour les enfants par rapport aux adultes. L'explosion d'Omicron commence pendant les vacances scolaires de Noël, c'est clair sur les courbes.

En regardant les statistiques officielles, l'on voit que les hospitalisations d'enfants pour SARS-CoV-2 ont connu une hausse dès août 2021. Un mois durant lequel la majorité des contaminations était portée par le variant Delta. Concernant les hospitalisations, le pic a été enregistré en janvier 2022. Depuis, elles se sont amoindries jusqu'au 7 avril dernier. Ceci malgré une petite montée avec la recrudescence des infections au cours des deux semaines précédentes.

François Angoulvant a précisé que ce pic ne dénote pas qu'Omicron était plus dangereux. Les hospitalisations d'enfants ont bondi à cause de la crue des infections, a-t-il souligné. D'après lui, la majorité des plus jeunes développeront un SARS-CoV-2 quasiment asymptomatique.