La crise sanitaire ralentit sensiblement l’économie, et les entreprises font face à de nombreuses pressions malgré les mesures prises par l’État pour les soutenir. En cas de difficultés, les entreprises et les professionnels indépendants ont la possibilité de demander le report du paiement des impôts et des cotisations sociales. Et comme les effets de la crise commencent à peser lourdement sur les trésoreries de ces opérateurs économiques, le nombre de demandes de reports de cotisations reçues par les mutuelles et les organismes de protection sociale se multiplie au fil des jours.

Délais de paiement pour les cotisations collectives de santé et prévoyance

Selon l’explication de Philippe Barret, DG d’APICIL, l’un des plus grands groupes français de protection sociale,

Les cotisations de santé et de prévoyance n’entrent pas dans la catégorie des cotisations sociales, mais appartiennent plutôt à la mutuelle entreprise.

Néanmoins, comme les entreprises peinent à s’acquitter de leurs charges à cause de la crise, les organismes spécialistes de la protection sociale leur accordent des délais de paiement.

Ces derniers redoutent toutefois que l’impact de la crise sanitaire puisse entraîner la faillite d’un certain nombre de firmes, et dans ce cas, de nombreux salariés devront être couverts sans cotisations.


En effet, la couverture contre les dépenses de santé et la perte des revenus relative à des circonstances de la vie peut être acquise pendant une année.

En ce moment, le nombre d’entreprises demandant un report ou un étalement de leurs cotisations augmentent, mais il est encore difficile d’évaluer les répercussions de tout ceci sur les activités des organismes de protection sociale.

Existe-t-il un risque de fragilisation des acteurs de la protection sociale ?

Même si la portabilité des garanties pourrait coûter cher aux acteurs de la protection sociale en cas de non-paiement des cotisations par les entreprises, certains groupes affirment jouir d’une solide situation financière pour faire face à une forte hausse du taux de chômage.

Pour sa part, APICIL déclare bénéficier d’un ratio de solvabilité supérieur à 200 %. « Il en est de même pour Malakoff Humanis », selon les dires de son numéro un, Thomas Saunier.