La France se trouve une nouvelle fois sous la menace d’une vague de contaminations au coronavirus après que les autorités sanitaires aient confirmé des cas d’infections à la variante britannique, plus contagieuse, du covid-19 sur le sol français. La prudence est donc de mise, mais l’université Paris-Est Créteil entend toujours organiser ses examens en présentiel au grand dam des universitaires.

L'hypothèse d'un troisième confinement se fait de plus en plus pesante. À certains observateurs de pointer du doigt les autorités sanitaires et leur stratégie de vaccination qu'ils jugent trop lentes. Ces derniers soulignent la nécessité d'accélérer les choses compte tenu de l'apparition de la variante britannique du covid-19, réputée être plus contagieuse.

Dans ce contexte délicat, les rassemblements sont fortement déconseillés, plus que toutes autres mesures de prévention. Or, comme le rapporte plusieurs articles parus sur Internet, l'université Paris-Est Créteil entend organiser les partiels du premier semestre en amphithéâtre pour les élèves de licence 2 d'éco-gestion. Ce à quoi, bon nombre d'entre eux s'opposent.


Mise en danger des étudiants

Organiser l'examen en présentiel, telle a été la décision de l'Upec (Université Paris-Est Créteil) pour la fin du 1er semestre. Ce qui a pour le moins révolté les universitaires qui trouvent cette mesure irrationnelle en dépit du fait qu'ils bénéficient d'une mutuelle étudiant, au vu de la situation sanitaire actuelle. Ces derniers ont déclaré :

La crise sanitaire est loin d'être terminée et reprend de plus belle avec les fêtes de fin d'année et l'arrivée d'une nouvelle souche de la covid ne fait qu'empirer les choses. Faire les partiels en présentiel en tenant compte de la situation actuelle est une action dangereuse pour la santé de tous.

Les risques de contamination sont d'autant plus accrus à cause des longs trajets que devront faire les étudiants pour passer leurs examens. En effet, comme le font remarquer les protestataires, les universitaires auront à se déplacer à l'heure de pointe ou même emprunter les transports en commun.

Pour convaincre l'université de Paris-Est Créteil de revenir sur sa décision, les concernés ont lancé une pétition et exigent que les partiels se fassent à distance. Ils ont déjà récolté plus de 250 signatures à l'heure actuelle. Les auteurs de cette pétition rajoutent que quasiment toutes les universités organisent les examens à distance.

Des risques de tricherie

Pour l'heure, l'Upec campe sur ses positions et maintient ses examens en présentiel. D'ailleurs, quelque 300 étudiants se sont déjà rendus en amphithéâtre pour passer leurs partiels. Les décisionnaires de l'université rajoutent que toutes les mesures ont été prises afin que la distanciation sociale soit respectée dans les salles d'examen.


Cela n'a toutefois pas suffi à rassurer les quémandeurs qui continuent de protester. Le ton est même monté, à en croire les revendications de ces derniers :

Nous refusons de prendre le risque de nuire à notre santé ou à la santé d'autrui en réalisant les examens en présentiel.

Les protestataires ont reçu de nombreux soutiens, dont celui du journaliste Marc Endeweld qui se dit indigné de ces examens en salles alors qu'il a été confirmé que des individus ont été contaminés par la variante britannique du covid-19 sur le territoire hexagonal.

À noter toutefois que l'Upec n'est pas la seule à faire passer les partiels dans les amphis. L'université Paris IV-Sorbonne a également fait de même. Face aux protestations, ces établissements ont justifié qu'avec des examens à distance, les étudiants peu scrupuleux auraient le champ libre pour tricher. C'est la raison pour laquelle les examens seront maintenus en présentiel, ont-ils déclaré.