Ces cas de décès ont eu lieu en Espagne qui fait également partie des pays les plus touchés actuellement. Deux personnes ont succombé à la maladie selon les informations transmises par les autorités locales. Les décès survenus à l’extérieur du continent africain tendent à se multiplier. L’Espagne est loin d’être la seule localité concernée.

Mercredi 28 juillet 2022, l'Organisation mondiale de la santé a lancé un niveau d'alerte maximum pour la variole du singe. L'organisme appelle également à la vigilance de tous. Le virus continue en effet de se propager dans plusieurs pays en dehors de l'Afrique. Il est présent en Europe autant que sur le continent américain. Des cas de décès ont même été enregistrés, dont certains qui sont survenus en Espagne.

La vaccination est actuellement la solution privilégiée pour faire face à l'épidémie. L'OMS met toutefois en garde quant à ses actions qui sont restreintes. De plus, les doses disponibles ne suffisent pas pour couvrir les demandes existantes.


La communauté homosexuelle parmi la population les plus touchée

Les personnes les plus vulnérables sont celles qui composent actuellement la liste des bénéficiaires du vaccin. Cela inclut :

  • Les personnes infectées ou à risque ;
  • Les professionnels de santé qui côtoient les malades ;
  • Les scientifiques en charge des travaux de recherche.

Deux doses sont proposées, et il faut attendre au moins 28 jours avant d'effectuer la deuxième injection. Une seule suffit pour les individus ayant déjà reçu un vaccin contre la variole dans leur plus jeune âge. Les immunodéprimés devront en revanche réaliser trois administrations.

L'injection n'agit pas instantanément sur le virus, souligne l'OMS. Elle n'offre aucune protection immédiate contre la maladie ou une contamination. Les effets peuvent être perçus des semaines après l'administration. Pour cette raison, l'organisme demande à chacun de prendre les précautions adaptées. Il s'est d'ailleurs adressé aux hommes ayant un partenaire du même sexe en vue de redoubler de vigilance. En effet, la variole du singe a une plus forte circulation auprès de cette communauté.

Pour autant, la situation ne devrait pas être à l'origine de comportements stigmatisants, rappelle cette institution internationale. De plus, les personnes visées peuvent éviter de se présenter dans les centres de santé à cause de ces attitudes. Il sera alors difficile de maîtriser la propagation du virus. Elle ajoute que la variole du singe n'est pas classée dans la catégorie des maladies sexuellement transmissibles pour l'heure.

Les soins prodigués aux personnes contaminées peuvent être remboursés par la mutuelle, selon le contrat souscrit. Il est possible de demander un devis mutuelle pour obtenir le montant des cotisations à payer.

10 % des personnes contaminées admises à l'hôpital

La transmission se fait par un contact direct avec la peau d'un malade, avec des draps ou vêtements contaminés . La maladie a été relevée dans 78 pays à ce jour pour environ 18 000 personnes infectées à l'échelle mondiale. 70 % des individus contaminés ont été identifiés en Europe, 25 % dans les pays du continent américain. Près de 10 % des cas requièrent une hospitalisation visant à diminuer la douleur ressentie par les patients.

Les deux décès annoncés en Espagne sont les premiers sur le sol européen. Le premier a été communiqué le 29 juillet 2022 et le deuxième le jour suivant. Le pays se trouve par ailleurs parmi ceux qui enregistrent le plus grand nombre de cas. Il affichait 4 298 malades le 30 juillet 2022. Un autre décès a aussi été rapporté au Brésil. Il s'agit d'un homme âgé de 41 ans. Les autorités locales indiquent toutefois qu'il est difficile d'établir le lien avec la variole du singe. En effet, le patient a souffert de plusieurs maladies qui le mettaient dans un état de comorbidité. Il suivait entre autres un traitement pour le cancer.

Ces trois derniers cas augmentent le nombre de décès survenus au niveau mondial depuis mai 2022. Le chiffre se situe désormais à huit dont cinq en Afrique. La variole du singe ou orthopoxvirose simienne représente une maladie endémique sur ce continent. Elle a été découverte pour la première fois chez des humains en 1970.