Depuis fin juillet 2021, le nombre d’individus ayant contracté le virus diminue dans certains pays européens. Dans d’autres, comme la France, la Suède, l’Allemagne, etc., les statistiques se stabilisent ou croissent avec une cadence moins significative. En dépit de ces phénomènes, un épidémiologiste appelle toutefois les Européens à maintenir leur circonspection.

Sur le Vieux Continent, les pays semblent avoir franchi le plus dur face à la propagation du variant Delta. Désormais, les flux de contaminations recensés chaque jour progressent modérément. Certains territoires enregistrent même des chiffres en reflux ou en stagnation. Un fait résultant dans une certaine mesure de l'avancée de la vaccination dans la plupart des États d'Europe. Dans ceux-ci, le ratio d'habitants complètement immunisée oscille de 47 % à 62 %.

Ainsi, Michel Kazatchkine affirme que la proportion d'individus vaccinés a probablement entraîné un ralentissement de la circulation virale. C'est la conjecture la plus sensée, allègue l'épidémiologiste auprès de l'OMS (Organisation mondiale de la santé).


Des rythmes d'infections moins prononcés

L'expert appelle cependant à poser une distinction claire entre causalité et corrélation. D'autres hypothèses telles que l'affaiblissement spontané du coronavirus doivent être prises en considération, martèle-t-il. Et d'expliquer que dans une épidémie, ce phénomène survient fréquemment.

D'ailleurs, les pays peu vaccinés d'Europe orientale n'ont tout simplement pas connu la vague. Avec 19 % de vaccinés, la Russie profite d'un recul. Ces derniers jours, Moscou a néanmoins fait face à des records de nombre de morts. Et ce, à cause de l'augmentation tardive des infections à la fin juillet 2021. Affichant une faible proportion d'immunisés, la Suède voit de son côté une stabilisation des contaminations. Une situation qui allège la charge des organismes de mutuelle santé.

En Irlande, Danemark et Belgique, la transmission du variant Delta a plus ou moins stagné. Sur sept jours, la vague se poursuit encore en Italie, Grèce, France, Suisse, Allemagne, Autriche et Norvège. Avec une moyenne de 22 500 cas quotidiens, le rythme de progression s'avère cependant moins appuyé comparé à fin juillet dernier.

Un amoindrissement des nouveaux cas

Depuis le printemps 2021, certains pays de l'Europe de l'Est ont pour leur part été préservés de la pandémie. Il s'agit de la Tchéquie, la Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie et la Pologne. En revanche, les contaminations explosent encore en Turquie. De même en Finlande, où les dirigeants ont restauré des restrictions.


La souche Delta a dans un premier temps perdu de sa vigueur en Grande-Bretagne, là où elle a débuté son incursion sur le Vieux Continent. Du 10 mai au 23 juillet 2021, les nouvelles contaminations journalières y ont flambé de 20 fois avant de s'écrouler. Ces derniers jours, les experts ont nonobstant observé une ébauche inquiétante de résurgence.

Pareillement, les données de Worldometer et de Covid-Tracker font état depuis le 23 juillet 2021 d'une contraction brusque :

  • En Espagne ;
  • Aux Pays-Bas ;
  • Au Portugal.

Globalement, les infections demeurent largement inférieures au seuil d'alerte en France (400 cas/semaine pour 100 000 habitants). Néanmoins, elles se situent toujours à des niveaux assez élevés. La Grande-Bretagne (280), suivi par l'Espagne et la France, affiche l'incidence la plus préoccupante. Le meilleur ratio a en revanche été relevé outre-Rhin (24).

Malgré ces inflexions, Michel Kazatchkine préconise toutefois la prudence, sachant que :

[…] C'est encore le virus qui mène le jeu.