Face à une dégradation de la situation sanitaire, le gouvernement a décidé l’extension du pass sanitaire. Afin de continuer à accéder à tous les services sans passer par la case vaccination et sans se soumettre à un test PCR, certains choisissent de frauder. La Sécurité sociale annonce une multiplication des réquisitions pour faux et usage de faux pass sanitaires.

46 réquisitions reçues par l'Assurance maladie depuis mai

Selon l'Assurance maladie,

Le nombre de réquisitions que lui soumet la police concernant les fraudes au pass sanitaire augmente sensiblement.

Alors qu'une seule demande avait été reçue en mai, le total est passé à 46 à la mi-août. S'y ajoute une trentaine de plaintes et signalements transmis par les Caisses nationales d'assurance maladie.

Dans le détail, les directeurs de CNAM ont déposé 16 plaintes pénales, et effectué respectivement 12 et 2 signalements au procureur et aux ordres professionnels. La Sécurité sociale précise que

Ces différentes procédures visent parfois de très nombreuses personnes.

Si certains dossiers ne concernent qu'un assuré, d'autres en impliquent plus de 75, incluant des professionnels de santé.


Les fraudes prennent différentes formes. Le faux QR code est courant, tout comme les usurpations d'identité.

La Sécu accorde néanmoins une attention particulière aux attestations falsifiées de personnes non vaccinées, mais qui déclarent avoir reçu toutes les doses.

Explosion du trafic de faux pass selon la police

La police dénonce également les annonces sur les réseaux sociaux pour de faux pass sanitaires, publiées par des personnes prétendant avoir « un contact à la Sécurité sociale ». SGP Police dénonce d'ailleurs une

Explosion du trafic à travers la France.

La CNAM s'engage à faire tout son possible pour « identifier et empêcher ces agissements » et en profite pour rappeler les « sanctions lourdes » auxquels s'exposent leurs auteurs : jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et 150?000 euros d'amende pour les faussaires et 3 ans de prison pour les utilisateurs de faux pass.