Depuis la détection du variant Omicron, la France fait face à une vague épidémique impressionnante du covid-19. Il y a quelques jours, la barre symbolique des 200 000 cas par jour a été dépassée. Dans ce contexte, les Français se ruent vers les autotests et les tests antigéniques. Débordés, les fabricants français doivent se réorganiser pour pouvoir satisfaire la demande qui explose.

Renforcement des effectifs

Depuis son partenariat avec l'entreprise NG Biotech en mars 2021 pour la production et la distribution de tests, Boiron a vu son chiffre d'affaires décoller. Et cela n'est pas près de s'arrêter avec la flambée du variant Omicron.

Milovan Stankov-Pugès, PDG de NG Biotech, anticipe le maintien de la demande en autotests et tests antigéniques dans les semaines à venir en raison de la multiplication des cas contacts.

Un constat confirmé récemment par le ministre de la Santé Olivier Véran qui a affirmé que

Près d'un Français sur dix l'est déjà.

En plus de son usine de production en Ille-et-Vilaine au sud de Rennes, NG Biotech a ouvert un autre site et multiplié par trois son personnel en visant une production de 3 millions de tests ce mois-ci et 5 millions en février 2022.


À noter que les tests sont totalement pris en charge par la complémentaire santé. Un comparatif de devis mutuelle permet de trouver la meilleure offre.

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De son côté, l'entreprise AAZ prévoit de fabriquer 2,5 millions de tests chaque semaine.

Puisque la campagne de vaccination des 5-11 ans est lancée, elle a développé un test spécifiquement adapté aux enfants et un test sérologique à utiliser avant la vaccination pour déterminer si l'enfant a déjà été en contact avec le virus.

Biosynex dont le siège est situé à Illkirch-Graffenstaden, dans le Bas-Rhin, table sur une production approximative de 2 millions d'autotests et de 18 millions de tests antigéniques ce mois-ci.

Pour y parvenir, l'entreprise a renforcé ses effectifs en recrutant environ 200 intérimaires, mais son activité pourrait être ralentie par les difficultés d'embauche et les pénuries de certaines matières essentielles.

Elle entend également produire dans l'Hexagone des thermomètres sans contacts autrefois fabriqués en Asie.