L’objectif du ministère de la santé est d’améliorer la prise en charge des patients qui souffrent d’une forme prolongée de la maladie. En effet, les connaissances à ce sujet manquent encore aujourd’hui et les soins ne sont pas proposés de façon systématique. Les autorités françaises souhaitent que des études approfondies soient menées afin de disposer d’un traitement adéquat.

Le Covid long fait actuellement partie des maladies que les autorités qualifient de complexes et méconnues. Pour cette raison, il est encore difficile d'identifier le nombre exact de patients qui en souffrent. De même, les professionnels de santé peinent à identifier les symptômes et à faire le lien avec le virus. La situation n'est pas sans conséquence sur les personnes qui en sont atteintes. Elles font face à des troubles de santé persistants sans pour autant bénéficier des soins appropriés. Les autorités françaises souhaitent des améliorations et viennent d'annoncer les marches à suivre. Une feuille de route a été créée mettant l'accent sur le développement des travaux de recherche.


Une maladie qui affecte les adultes et les enfants

La feuille de route lancée par le ministère de la Santé prévoit l'octroi d'un fonds de 20 millions d'euros. Ce budget sera consacré aux travaux nécessaires pour améliorer la prise en charge du Covid long et les connaissances sur le sujet. Il s'ajoutera aux 10 millions d'euros déjà prévus pour les investigations. 130 cellules de coordination devront par ailleurs voir le jour sur l'ensemble du territoire national pour faciliter l'accès aux soins.

La recherche fait partie des axes prioritaires de cette feuille route et pour laquelle elle dédie un grand volet. Comme le souligne Pauline Oustric qui assure la présidence de l'association Après J20, elle est indispensable pour développer le traitement. Elle devrait aider à l'identification des symptômes et des malades. Elle pourrait en ce sens encourager les organismes de mutuelle familiale à s'y intéresser et à réfléchir à un remboursement.

Présentée le 17 mars 2022, cette feuille de route consacre également une partie de ses volets au Covid long pédiatrique. Il toucherait 2 à 30 % des enfants infectés. Les travaux de modélisation menés auraient permis d'isoler 700 000 personnes considérées comme atteintes de cette forme de la maladie. Parmi elles, 70 000 auraient besoin d'un traitement spécifique.

Des symptômes multiples et persistants

Les autorités parlent actuellement de Covid long lorsque le patient a les symptômes trois mois après son infection . La phase aigüe de la maladie dure entre deux et trois semaines. Selon les données réunies, 25 % des malades présentent les signes du Covid-19 un mois après leur infection. Cette période dépasse trois mois pour 10 % d'entre eux. Tout ceci reste néanmoins des chiffres approximatifs faute de connaissances précises sur cette forme particulière.

Le ministère de la Santé utilise d'ailleurs le terme syndrome sachant que les patients présentent un ensemble de troubles persistants. Cela inclut :

  • Des problèmes de respiration ;
  • Des troubles cognitifs et sensoriels ;
  • Un dysfonctionnement du système neurologique ;
  • De la fatigue intense.

Les difficultés résident dans l'imputabilité de la maladie. Les professionnels soignants doivent trouver le lien entre les symptômes perçus et l'infection. Ce qui retarde l'accès aux soins. Les informations disponibles indiquent toutefois que le variant Omicron ne provoque pas autant de formes prolongées que les variants précédents. La vaccination réduirait en outre le risque de Covid Long de 50 à 70 %.