Dans le groupe des molécules Fiasma, cet antidépresseur pourrait jouer un grand rôle dans la lutte contre le Covid-19. Sa prescription aux personnes ayant contracté la maladie pourrait en effet amoindrir d’environ 1/3 le risque d’admission à l’hôpital. Une découverte intermédiaire faite par des scientifiques canadiens après avoir réalisé une étude sur plus de 1 400 malades.

Dans la lutte contre le SARS-CoV-2, les États conduisent leur campagne de vaccination avec beaucoup d'intensité. Un fait observé surtout dans les pays les plus développés. En même temps, les recherches d'un traitement s'enchaînent afin d'améliorer les remèdes disponibles pour combattre le coronavirus. En l'occurrence, les autorités sanitaires de différents pays ont déjà approuvé certains médicaments produits à partir d'anticorps monoclonaux. Cependant, leur prix semble élevé et leur utilisation est réputée complexe.

Parallèlement, plusieurs scientifiques ont découvert que les Fiasma pourraient renfermer des propriétés bienfaisantes pour les patients du SARS-CoV-2. À titre d'information, ceux-ci désignent un groupe de molécules parmi lesquels se trouvent la fluvoxamine.


Un antidépresseur peu coûteux

Un médicament générique, utilisé comme antidépresseur, vendu à prix très raisonnable et qui pourrait bientôt être fabriqué massivement. Et ce, afin de soigner les personnes contaminées par le Covid-19. Ainsi, le produit serait essentiellement déployé dans les pays en voie de développement où la vaccination peine à décoller. Toutefois, le recours à cette molécule dépendra des conclusions des premiers travaux scientifiques destinés à reconnaître son intérêt. Pour les sociétés de mutuelle santé, qui pourraient rembourser le médicament, les résultats seront décisifs.

Sur ce sujet, l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a décrypté il y a deux mois une recherche observationnelle. Autrement dit, une étude menée à partir de l'examen des données des centres hospitaliers. L'AP-HP en déduit que pour les patients du Covid ayant reçu des Fiasma, le risque d'être intubé a diminué. En détail, l'établissement public observe une baisse de 42 %.

Des essais préliminaires randomisés apportent également des résultats allant dans le même sens.

Une diminution du risque d'hospitalisation

Chez les malades soignés avec de la fluvoxamine, leur état de santé s'est altéré moins gravement, révèlent-ils. D'après les scientifiques, cette molécule présente deux grands avantages :

  • Elle provoque rarement des effets indésirables sévères ;
  • Les connaissances y afférentes ont été établies depuis plusieurs décennies.

Par ailleurs, celle-ci réduirait de plus de 33 % le risque d'hospitalisation pour les individus ayant contracté le Covid-19. C'est ce que montrent les conclusions préliminaires de l'étude clinique Together. Dans le cadre de cette recherche, 738 patients du SARS-CoV-2 se sont vus administrer un placebo de fluvoxamine. De leur côté, 742 ont reçu le vrai médicament. Dans les résultats, 107 patients du premier groupe ont dû faire l'objet d'une hospitalisation. Dans le second, ce cas de figure a touché seulement 74 malades.

À préciser que certains patients ont abandonné les expérimentations avant les 28 jours prévus. D'ici peu, les détails des observations devraient paraître dans un article scientifique. De plus, ils devraient être transmis aux autorités sanitaires outre-Manche et américaines en vue d'une évaluation.