À travers le monde, les scientifiques planchent sur un remède au coronavirus. Le vaccin, notamment, fait régulièrement la une de l’actualité. Pourtant en France, où ce type de traitement a été inventé, plus d’une personne sur quatre se montre réticente à se faire immuniser. Plusieurs motifs sont avancés pour justifier cette méfiance.

Sentiment anti-vaccin exacerbé chez les personnes modestes, les jeunes femmes et les seniors

Le vaccin contre le Covid-19 ne fait apparemment pas l'unanimité auprès des Français. 26 % des personnes récemment interrogées par la revue médicale britannique The Lancet ont indiqué

Ne pas souhaiter se faire vacciner

Si les laboratoires parvenaient à un résultat dans les prochaines semaines.

Certains estiment préférable de laisser agir naturellement leurs défenses immunitaires et comptent sur ses performances. D'autres refusent de soutenir l'industrie pharmaceutique dont la puissance est déjà jugée excessive.

D'après l'étude, dont les résultats ont été rapportés par BFMTV,

Le pourcentage de réticents est plus élevé chez les sondés modestes (37 %), malgré une exposition importante aux pathologies infectieuses de cette population.

36 % des femmes âgées de 18 à 35 ans aussi seraient également peu enthousiastes, alors qu'elles sont les principaux décideurs en ce qui concerne la vaccination des enfants.


Enfin, alors qu'ils sont particulièrement vulnérables au Covid-19, les seniors de plus de 75 ans sont 22 % à afficher leur scepticisme. Une bonne mutuelle senior est indispensable pour bénéficier de soins adaptés en cas de problème.

Une réticence alimentée par les considérations politiques

Autre enseignement de l'enquête, la position politique des participants influe sur leur décision.

Ainsi, parmi les citoyens partageant des valeurs les plus à gauche, 32 % sont contre le vaccin. Le taux de réponse négative est encore plus élevé (35 %) chez les personnes qui se sont abstenues ou qui ont voté blanc.

Or, en cas de recrudescence de la maladie, faute d'atteinte d'un seuil d'immunité collective, le faible succès du vaccin pourrait avoir des répercussions dramatiques.

En conséquence, ses auteurs insistent sur

L'importance et l'urgence d'une communication transparente vers le public concernant l'avancée des recherches.

L'objectif est de gagner la confiance de la population afin d'éviter que les questions politiques n'interfèrent dans la décision de se faire vacciner ou pas.

Quand l'historien Jean-Marc Albert, il estime qu'

En plus des raisons scientifiques ou freins religieux et politiques, un individualisme exacerbé explique également la méfiance et la tendance à faire passer ses libertés individuelles avant le bien commun.