La situation sanitaire se détériorant, les Français ont de nouveau été confinés. Le gouvernement souhaite toutefois que les soins et les traitements soient maintenus durant la période de quarantaine. Le ministère de la Santé a ainsi adopté des mesures qui ont été dévoilées dans un arrêté publié le 8 novembre dernier au Journal officiel.

Durant le reconfinement, les Français ont la possibilité de recevoir les soins et les traitements dont ils ont besoin. C'est ce que révèle l'arrêté paru récemment. Ils peuvent donc continuer à se tourner vers leur mutuelle santé pour bénéficier d'un remboursement.

Le texte publié dans le Journal officiel vise à préserver la santé des individus concernés. En même temps, il a pour but de soulager le système sanitaire. Il est notamment question de réduire les sollicitations relatives aux actes médicaux non urgents. L'arrêté indique aussi que les IVG (interruptions volontaires de grossesse) et la prise de contraceptifs sont maintenues au cours du retour à la quarantaine.


Comment se déroule une IVG ou la prise de contraceptifs dans le contexte de crise sanitaire actuel ?

Pendant la crise sanitaire, chaque femme peut toujours choisir de recourir à une IVG. Des dispositions ont été mises en place à cet effet. Les modalités pratiques de l'avortement par voie médicamenteuse réalisé à l'extérieur d'un établissement de santé ont été assouplies par le décret publié le 8 novembre dernier. Concrètement, cette option est possible en consultation à distance et à domicile jusqu'au terme de la septième semaine de gestation.

Au cours de cet entretien, l'intéressée se fera prescrire les produits nécessaires à la pratique de l'IVG, accessibles en officine. La téléconsultation servira également à assurer la première prise de médicaments et le suivi de contrôle dans les semaines qui suivent.

Outre le maintien des IVG, le texte vise la poursuite de la prise de contraceptifs oraux. Il en va de même pour les traitements de substitution aux opiacés. Pour ce faire, il facilite la délivrance des médicaments nécessaires en pharmacie.

Des mesures qui visent à protéger les patients comme les soignants

Plus précisément, les mesures fixées par l'arrêté ont pour but d'éviter que les soins ou les traitements administrés aux patients soient interrompus. En effet, une telle situation aura forcément des conséquences négatives sur leur santé.


Ainsi, les infirmiers sont autorisés à maintenir les soins dispensés aux malades souffrant d'une affection chronique stabilisée bien que la date de validité d'une prescription soit dépassée. Pour leur part, les pharmacies peuvent continuer à remettre des médicaments aux patients malgré l'expiration d'une ordonnance renouvelable. Les prestataires de services et les distributeurs de matériel ont aussi la possibilité de poursuivre la délivrance de prestations.

Le texte explique que ces diverses mesures aident à protéger de la contamination aussi bien les patients que les professionnels de santé. Elles permettent également de limiter le risque d'indisponibilité des soignants lors de la gestion de la pandémie.