Le covid-19 connait ces dernières semaines une flambée épidémique liée au variant Delta. La France n’en est pas moins épargnée. Ce qui amène les pouvoirs publics à prendre quelques décisions drastiques pour freiner la tendance. Parmi elles, l’obligation vaccinale, en cours d’examination par le Parlement. Un projet de loi qui ne concernerait, pour l’heure, que les professions de première ligne.

Le variant Delta, plus contagieux que ces prédécesseurs, est de plus en plus présent dans plusieurs pays d'Europe, notamment la France au risque même de devenir majoritaire. Chaque autorité sanitaire se démène pour maîtriser la prochaine vague de contaminations. Mais la solution la plus efficace pour éviter toutes formes graves demeure les vaccins anticovid, à condition que les deux doses aient été administrées.

C'est la raison pour laquelle les vaccins vont être rendus obligatoires, du moins pour certaines professions spécifiques. Une décision qu'approuvent six Français sur dix bien qu'il faille reconnaître que d'autres mesures entreprises ne sont pas forcément vues de bon œil par la population. C'est bien le cas de l'élargissement du pass sanitaire.


Des vaccins obligatoires, mais pour des professions spécifiques

Résilier sa mutuelle à tout moment, c'est désormais possible pour les assurés français qui désirent changer d'assureur, une liberté dont peut se targuer la population. Côté vaccins, les citoyens n'auraient pas vraiment d'autres choix que de s'y soumettre s'ils veulent se protéger contre le Coronavirus. D'autant plus que les menaces de la mutation Delta planent actuellement sur le continent.

À savoir qu'une campagne accrue sera lancée dès la rentrée prochaine, avec pour cibles les enseignants ainsi que les élèves de plus de 12 ans. Et pour renforcer les mesures déjà appliquées jusqu'ici, un projet de loi rendant le vaccin obligatoire a été adopté le 19 juillet dernier en Conseil des ministres, et est examiné par le Parlement.

Une décision qui concernera le personnel soignant, au sens large du terme, entre autres les professionnels médicaux et paramédicaux ainsi que les pompiers. C'est du moins ce qu'a annoncé le 12 juillet le président Macron quoique l'idée de l'appliquer à toute la population a déjà reçu l'approbation de l'Académie nationale de médecine et l'Académie nationale de pharmacie.

Une majorité d'approbations et des résultats records

Alors que les Français ont quelque peu mal réagi face à d'autres annonces du président de la République, dont l'élargissement du pass sanitaire qui a poussé dans les rues plus d'une centaine de milliers de manifestants ce mercredi 14 juillet et samedi 17 juillet, la vaccination semble être plutôt bien accueillie.


La preuve, quelque trois millions d'individus ont pris rendez-vous le 12 juillet dernier afin de se faire vacciner. D'ailleurs, ces derniers jours, le nombre de personnes vaccinées n'a jamais atteint un tel niveau, à raison de 792 339 doses administrées le 13 juillet, puis 879 597 réalisations trois jours après. D'après le directeur général délégué d'Ipsos, Brice Teinturier :

La parole présidentielle n'est pas une parole neutre, elle peut faire évoluer les jugements, parfois en négatif, mais parfois aussi, comme ici, en positif.

Et pour couronner le tout, les résultats du sondage Ipsos/Sopra Steria pour Franceinfo et Le Parisien-Aujourd'hui en France ont révélé que la majorité des Français sont en faveur de la vaccination obligatoire pour tous. Dans les détails, 60 % des sondés en sont favorables, dont 31 % ont déclaré être « plutôt favorables » à l'idée et 29 % « tout à fait favorables ».