Annoncé le 14 juillet dernier, le port du masque obligatoire a été rapidement confirmé par le Premier ministre et le ministre de la Santé. Cette mesure concerne les lieux clos tels que les commerces, les banques, les marchés couverts, etc. Depuis le 20 juillet dernier, le non-respect de cette règle est passible d’une amende de 135 euros.

Les Français ont eu tendance à négliger les gestes barrières depuis le déconfinement, et encore plus depuis la levée de l'état d'urgence sanitaire (le 10 juillet). Ce relâchement a fortement inquiété le corps médical et les organismes de mutuelle santé. Les acteurs du secteur ont par ailleurs alerté les autorités concernant certains signes de reprise.

Suite aux nombreuses critiques des professionnels de santé, l'exécutif a avancé au 20 juillet l'application du port du masque obligatoire dans les espaces clos. La nouvelle mesure devait entrer en vigueur au 1er août prochain, comme l'a annoncé le chef de l'État. Cette décision permet d'encourager les citoyens à faire preuve de vigilance.

Les nouveaux cas en baisse en Guyane

Dans l'ensemble, la situation commence à s'améliorer en Guyane. Les autorités locales ont notamment annoncé un léger recul du nombre de nouvelles infections. Le niveau de positivité a également diminué sur les quelque 5 000 tests effectués en une semaine courant juillet 2020.


Selon un communiqué de la préfecture et de l'ARS de Guyane, relayé par Le Point :

La baisse du nombre de nouveaux cas confirmés semble engagée sur l'ensemble du territoire hormis à Saint-Laurent-du-Maroni où elle semble toutefois s'engager et sur le fleuve Maroni où la situation est suivie avec attention.

Suivant la courbe descendante de la positivité, les admissions ont progressivement baissé dans les services de réanimation des hôpitaux. La tendance à ce niveau est toutefois plus lente et décalée de quelques jours par rapport au phénomène constaté sur les tests.

Quoi qu'il en soit, le système de santé local subit moins de pression. Cependant, l'accalmie sur ce territoire gravement touché par l'épidémie ne devrait pas inciter les Français à se montrer imprudents. Le dépistage et les mesures barrières (distanciation physique, port du masque, etc.) restent les meilleurs moyens pour lutter contre le coronavirus, comme l'a souligné le ministre de la Santé, Olivier Véran.

Des précautions nécessaires pour éviter une recrudescence de l'épidémie

Publié dans le Journal officiel, le décret sur le port du masque obligatoire a dressé une liste des espaces considérés comme des « lieux publics clos ». Le terme englobe notamment les marchés couverts et les ERP (établissements recevant du public) de classe M et W, sauf les bureaux. Ces catégories incluent les centres commerciaux, les magasins, les administrations ainsi que les banques.

Par ailleurs, l'exécutif a formulé des directives pour les enseignes de la grande distribution dans le but de limiter les risques de nouvelle vague épidémique. Ces mesures sont également entrées en vigueur le 20 juillet dernier. Comme l'a indiqué un communiqué de la FCD (Fédération du commerce et de la distribution) :

Cette décision concerne les magasins des enseignes Auchan, Aldi, Carrefour, Colruyt, Cora, Groupe Casino, Intermarché, Leclerc, Lidl, Netto, Supermarché Match et Système U.

Depuis le début du mois de juillet, le R effectif du coronavirus est de nouveau passé au-dessus de 1 pour se stabiliser aux alentours de 1,20 durant la semaine du 13 juillet, d'après Santé publique France. Ce taux de reproduction effectif est calculé à partir des tests positifs. Concrètement, 1 malade peut contaminer 1,2 individu. Ces chiffres montrent que la propagation du virus tend à reprendre.