La circulation du Covid-19 s’était accélérée une nouvelle fois en France au cours des deux dernières semaines de septembre 2022. Seules certaines régions semblaient avoir échappé à cet énième rebond de l'épidémie. Un phénomène qui est en partie lié à la rentrée scolaire, comme le prouvent les chiffres de Santé publique France.

Fin août 2022, l'épidémie de coronavirus avait chuté à un niveau significativement bas. Mais depuis la rentrée scolaire, les infections augmentent de nouveau. Face à cette nouvelle résurgence épidémique, Santé publique France (SPF) insiste sur la nécessité d'accentuer la vaccination. L'Agence souligne surtout l'importance d'administrer la deuxième dose de rappel chez les personnes les plus vulnérables, comme les seniors.

La Haute Autorité de Santé vient de valider plusieurs vaccins efficaces contre les variants Omicron.

Elle recommande cependant de ne pas attendre cette validation et, dans certaines circonstances, d'utiliser les produits déjà disponibles.

C'est notamment le cas lors de retard sur les doses de rappel ou pour les personnes à risque .


Des indicateurs de recrudescence de l'épidémie à la hausse

François Braun, le ministre de la Santé, s'était exprimé sur le regain de l'épidémie dans l'Hexagone sur France Inter le 19 septembre 2022. Nonobstant le rebond des contaminations, il jugeait qu'il était trop tôt pour déclarer le commencement de la huitième vague.

Pour autant, les contaminations journalières atteignaient 38 024 cas au 24 septembre dernier. Leur nombre a donc progressé de 14,7 % en moyenne glissante sur sept jours. Quatre jours plus tôt, le seuil symbolique des 50 000 infections a été dépassé pour la première fois depuis le 1er août 2022. De manière logique, le taux d'incidence flambait dans le même temps, avec 321,7 tests positifs pour 100 000 habitants . En sept jours, il a grimpé de 28,8 %.

La reprise épidémique touche les régions différemment

Comme pour les vagues précédentes, la propagation du Covid-19 se déroule de manière disparate en France. Dans les territoires ultra-marins, le taux d'incidence était, au 23 septembre dernier, en régression dans la majorité des régions. En parallèle, l'Île-de-France semblait, à la même date, plus ou moins épargnée par la reprise. Le taux d'incidence dans la Seine-Saint-Denis s'élevait à 155 infections pour 100 000 habitants. Dans la capitale, il atteignait 223 cas pour 100 000 habitants.

Les Ardennes est le département avec le taux d'incidence le plus notable. Le 23 septembre 2022, le taux de contamination y était de 605 contaminations pour 100 000 habitants. En Mayenne, de plus en plus de lits d'hôpital étaient occupés par des malades du coronavirus. Comparativement à la semaine précédente, une hausse de 69 % a été relevée. Un phénomène qui devrait avoir un impact sur le plan des remboursements de soin par les établissements de mutuelle santé.

La rentrée des classes a joué un rôle dans la résurgence de l'épidémie

L'entrée des classes a contribué à la reprise épidémique. Signe de son rôle dans cette situation, l'envolée du taux d'incidence est davantage marquée chez les enfants et les adolescents scolarisés ainsi que leurs parents.

Chez les 7-10 ans, 376 infections hebdomadaires étaient recensées au 23 septembre pour 100 000 enfants. Chez les 11-14 ans, on en dénombrait 479. Concernant les parents, le taux d'incidence se révélait également un peu plus élevé que la moyenne nationale avec 334 pour les 20 à 39 ans. Les données de SPF attestent d'une flambée du taux d'incidence, favorisée surtout par les 30-49 ans et les moins de 20 ans .