Face à l’arrivée de la seconde vague de l’épidémie du Covid-19 en France, les commissions d’enquête parlementaires dénoncent le manque d’efficience organisationnelle et opérationnelle de toutes les entités d’expertise de santé dans le pays pendant la première vague. Selon les rapporteurs de ces commissions, la gestion de la crise a été marquée par le dysfonctionnement des différentes autorités sanitaires entraînant ainsi des décisions contradictoires.

Outre l'absence de coordination entre les responsables politiques et scientifiques, les parlementaires pointent également du doigt l'insuffisance des ressources humaines et du matériel permettant d'affronter la situation qu'ils qualifient d'inédite.

« L'exécutif devrait ainsi pendre conscience de l'échec imputable au manque de coordination et de coopération et revoir sa stratégie afin de pouvoir gérer plus efficacement le nouvel épisode de la crise du Covid-19 », soulignent-ils.

Il faut plus de cohérence et de réactivité

Parmi les problèmes évoqués par les commissions d'enquête parlementaires : le manque de cohérence et de réactivité arrive en première place. Une réorganisation de l'expertise en santé s'impose de ce fait afin de pouvoir dégager une stratégie pertinente.


En parallèle, il faut assurer la mise en œuvre des mesures adoptées par l'amélioration de la dotation en personnel et d'équipement des agences sanitaires.

Dans le contexte actuel, les personnes présentant des symptômes de la maladie bénéficient de la prise en charge des dépenses engagées par les complémentaires santé. Le niveau d'indemnisation dépend des garanties souscrites dans le contrat d'assurance santé, dans des conditions similaires à celles d'une grippe saisonnière.

On pourrait être plus efficace

Ces remarques émanant des députés et sénateurs pourront aider les dirigeants et les différentes organisations d'expertise de santé en France à rectifier leur stratégie face au rebond du nombre de contaminations.

Il leur faut cette fois-ci mettre en place une meilleure organisation et mobiliser plus de moyens pour éviter que le problème de coordination ressurgisse.

D'autre part, il convient de constituer un conseil permanent pouvant prendre en charge la gestion de la crise actuelle et celles qui pourraient survenir dans le futur. Celui-ci serait plus efficace qu'une pléthore d'agences qui ne disposent pas de moyens suffisants pour assurer leurs missions.