Un grand nombre de femmes ont des difficultés financières à parer à leurs menstruations

En moyenne, les règles surviennent durant 39 ans au cours d’une vie. Cependant, la durée d’une période de menstruation peut aller jusqu’à huit jours. Sans oublier que plusieurs éléments interviennent dans la détermination du coût mensuel y afférent. Pour certaines personnes, le montant ne représente que très peu par rapport à l’ensemble de leurs revenus.

Force est toutefois de constater qu’un bon nombre d’individus peinent à s’en sortir. Depuis quelques années, des solutions sont appliquées au profit des Européennes. Mais elles sont encore loin de suffire. Ce n’est pas pour autant que ces mesures n’apportent rien de bon. En fait, quelques améliorations sont soulevées bien qu’elles restent modérées vis-à-vis de la gravité de la situation.


Les femmes supportent mensuellement une masse de dépenses

Avec un cycle de 28 jours, 500 fois de survenance des règles sont relevées en moyenne. Et ce, le temps d’une vie. Faire face à un écoulement menstruel peut être très cher. En moyenne, 7,50 euros par mois sont consacrés à cette période.

Cela est sans compter les autres rubriques afférentes à la vie gynécologique. La présidente de l’agence Cyclique, Fanny Godebarge, mentionne le fait que :

« Le coût fluctue en fonction de la quantité de sang perdu, des périodes d’aménorrhée (grossesse, maladie, utilisation de la pilule en continu), des soins gynécologiques, des médicaments, mais aussi du prix des sous-vêtements et linges tachés… »

Certains groupes sont plus impactés que d’autres dans cette affaire. Le montant des autres services revient à environ 10 euros par cycle. Bien qu’estimée à une dizaine d’euros uniquement, la charge est de trop pour une certaine catégorie de la population.

Entre autres, les Sans domicile fixe (SDF) sont 40 000 à être handicapées par les frais engendrés par ce phénomène. Les étudiantes ayant des revenus modestes sont aussi concernées puisque les spécialistes en ont enregistré 270 000 qui subviennent mal à leur nécessité.

Des réformes au niveau du fisc et du secteur santé

La précarité menstruelle préoccupe les groupes féministes qui manifestent des remarques à ce sujet. Le gouvernement semble soutenir leur plainte puisque des changements se sont opérés au niveau de certaines structures, et ce, au profit des concernés susmentionnés.


Parmi les réformes déjà appliquées, le remboursement des protections hygiéniques par les organismes complémentaires a permis aux femmes de réaliser quelques économies. Ce n’est pas encore arrivé au statut d’une mutuelle obligatoire, mais ce dédommagement de 20 à 25 euros n’est pas insignifiant auprès des moins aisées.

Cependant, une lacune se dresse dans ce sens si l’on croit au pourcentage des bénéficiaires parmi toute la clientèle. Seulement, 10% des adhérentes profitent réellement de ce privilège. En sus, d’autres mesures complètent cette action. Notamment, l’avantage au niveau de la taxe pour certains modèles de protections est effectif. En effet, une TVA à hauteur de 5,5% est appliquée aux articles achetés au lieu de 20% comme celle imposée aux produits de luxe.

Toujours est-il que ces dispositifs ne semblent pas apporter de grands changements vis-à-vis de l’enjeu principal du sujet. Par surcroît, la rentabilité du marché des produits concernés régresse avec la mise en œuvre de ces mesures.

Dernièrement, le député Bastien Lachaud a avancé une proposition pour améliorer la situation. Cela consiste à mettre à la disposition des femmes les outils nécessaires sans qu’elles aient à payer en contrepartie. Cela, tout en évaluant les risques liés à la santé.