Dans le cadre de la campagne de vaccination antigrippale 2019-2020, le ministère de la Santé, l'Assurance maladie et Santé publique France mettent l’accent sur l’importance de vacciner les personnes vulnérables face au virus. En 2018, la saison de l’épidémie de grippe a duré huit semaines (contre onze en moyenne les années d’avant) et la maladie a été responsable de la mort d’environ 9 000 personnes.

Un taux de mortalité grippale très élevé

Ayant fait de nombreux ravages l’an dernier alors que l’épidémie s’est déroulée sur une courte période, la grippe saisonnière a été considérée comme un véritable enjeu de santé publique par les autorités.

Parmi les 9 000 victimes, 87 % avaient 75 ans et plus. Sur les patients admis en réanimation, 86 % présentaient des facteurs de risques et seuls 36 % d’entre eux ont été vaccinés.

Les professionnels de la santé pas suffisamment vaccinés

Les autorités sanitaires se préoccupent aussi de l’insuffisance du taux de vaccination chez les personnels soignants.

Or, c’est une démarche capitale pour ne pas contaminer l’entourage, notamment les patients à risque de complications graves comme les personnes de plus de 65 ans, celles souffrant de diabète, de maladies chroniques ou d’obésité morbide et les femmes enceintes.


En 2018, seul un tiers des professionnels de la santé œuvrant auprès des communautés de personnes âgées étaient vaccinés.

Vaccination possible en pharmacie

Après deux ans de test dans quatre régions pilotes, la possibilité de se faire administrer un vaccin en pharmacie est désormais étendue sur l’ensemble du territoire, et ce, dès cette année.

Les pharmaciens sont ainsi autorisés à pratiquer l’injection du vaccin antigrippal à toutes les personnes présentant leur bon de prise en charge délivré par la caisse de l’Assurance maladie.

Cette dernière qui rembourse le vaccin à 100 % a déjà octroyé un bon à 11 millions de personnes fragiles.

Avec cette nouvelle mesure, les autorités sanitaires cherchent à élargir le taux de couverture vaccinale en multipliant les opportunités de se faire vacciner.

Nathalie Peraudeau, docteure en pharmacie à Charleville-Mézières, ajoute aussi qu’

« Avec cette approche, le processus de vaccination est plus sécurisé dans le sens où la chaîne du froid est respectée, puisque le vaccin est directement injecté au patient après sa sortie du réfrigérateur ».