En 2021, la Fédération nationale indépendante des mutuelles (Fnim) avait tablé sur une hausse comprise entre +7 % et +10 % des tarifs des complémentaires santé pour cette nouvelle année. L’augmentation des prix a bien eu lieu. Toutefois, celle-ci s’est révélée moins importante que prévu. Elle est en moyenne de +3,4 %. Ce qui correspond curieusement à l’inflation constatée dans l’Hexagone au cours des douze mois écoulés.

Complémentaire santé : la facture va devenir beaucoup plus salée

Pour les adhérents à une mutuelle ou ceux qui y songent, il pourrait être judicieux de consulter les comparateurs afin de trouver une mutuelle pas cher.

En effet, cette année, les tarifs des complémentaires santé vont être revus à la hausse et cela concerne quasiment tous les assureurs proposant ce service dans l'Hexagone.

En moyenne, l'augmentation de prix est du même ordre de grandeur que celle de l'inflation, à savoir +3,4 %.

Certains établissements vont cependant opérer une hausse plus conséquente, mais qui devrait malgré tout rester en deçà des prévisions de la Fnim.


C'est par exemple le cas d'Axa, de Klesia ou encore de Verspieren. Axa et Verspieren vont ainsi appliquer des hausses respectives de +4 % et +5 % sur les tarifs des contrats collectif santé et prévoyance.

De son côté, Klesia va procéder à une révision de prix plus importante pour son contrat de prévoyance individuelle, soit une augmentation de +4,6 %. Toujours chez le même établissement, la progression des tarifs pour la santé individuelle est quasi similaire puisqu'elle se situe à + 4,4 %.

Les augmentations de tarifs restent toutefois modérées chez Malakoff Humanis. Elles ne concernent que la santé collective et la prévoyance collective, avec respectivement +1,6 % et +0,9 %.

Les mutuelles font face à plus de charges

Pour justifier les hausses de tarifs, les acteurs mettent en avant la réforme « 100 % santé », l'affluence des patients pour les soins dentaires et les audioprothèses, mais également les dépenses de santé accrues lorsque les patients ont rattrapé les soins dont ils n'avaient pas pu bénéficier durant les différents épisodes de confinement.

L'inflation ainsi que le déséquilibre des comptes suite à ces évènements ont contraint les courtiers, mutuelles et autres organismes de prévoyance à revoir leurs tarifs à la hausse.