En ce début d’année, la pandémie du covid-19 reste malheureusement la principale préoccupation. 2021 sera-t-il lui aussi rythmé par l’activité de cette épidémie ? On ne saurait encore le dire, mais il est temps de faire le point et d’enfin répondre aux nombreuses interrogations portant sur les différences des chiffres publiés par les hôpitaux et l’agence régionale de santé Grand Est.

De nombreux observateurs ont fait remarquer qu'il y avait un écart entre les données sur le nombre d'hospitalisations dues à une contamination au covid-19 publiées par l'agence régionale de Santé Grand Est et celles données par les établissements de santé eux-mêmes. Cette différence des chiffres a alimenté diverses théories du complot, dont une revenait avec persistance. Cette rumeur rapportait que le gouvernement gonflait volontairement le nombre d'hospitalisations afin d'effrayer les Français et les inciter à respecter les mesures sanitaires.

Mais il n'en est rien, de nombreux articles publiés sur les sites spécialisés en assurance santé, telle que la mutuelle fonctionnaire, révèlent d'ailleurs les raisons de ces écarts.


La raison des écarts

Les établissements de santé et des observatoires publient régulièrement, si ce n'est quotidiennement, le nombre d'hospitalisations de patients ayant contracté la covid-19. Mais souvent, les chiffres qu'ils donnent sont différents. À la mi-décembre 2020, par exemple, le centre hospitalier d'Épinal a dressé son bilan journalier sur l'activité du coronavirus dans le département des Vosges. L'établissement rapportait que 123 patients avaient été admis à l'hôpital, alors que l'agence régionale de santé Grand Est indiquait que ce chiffre s'élevait à 292, soit une différence de plus de 150 patients. La raison ? L'agence et les hôpitaux ne comptent pas la même chose.

En effet, même si les chiffres que publient l'agence régionale de santé provient des établissements de santé eux-mêmes, le nombre communiqué par Grand Est prend aussi en compte les patients ayant contracté la covid-19 par le passé et qui sont toujours en réadaptation et soins de suite au sein de l'hôpital.

En clair, ces malades ne sont plus contagieux, mais ils poursuivent les soins. Pour en revenir au cas survenu dans les Vosges, comme ces patients n'étaient plus positifs au covid-19, le centre hospitalier d'Épinal ne les a pas comptabilisés dans leur bilan.

Aux professionnels de la santé d'indiquer que cette différence dans les chiffres ne doit pas faire oublier l'essentiel qui est d'éradiquer au plus vite cette pandémie. Qui plus est, l'heure est à la vigilance avec l'apparition d'une mutation du covid-19 au Royaume-Uni.


Les autorités sanitaires sont inquiètes

Depuis le début de l'année, la pandémie du covid-19 suit une tendance inquiétante en France. En effet, les chiffres publiés le 3 janvier font état d'une légère hausse des hospitalisations et de plus de 10 000 nouveaux cas de contamination. Les autorités sanitaires sont d'autant plus inquiètes à cause de la variante britannique du covid-19 qui circulerait déjà dans l'Hexagone. À noter qu'il paraitrait que cette variante du coronavirus est plus contagieuse.

Les professionnels de la santé craignent ainsi un boom des hospitalisations. Néanmoins, ces derniers indiquent que même si cette mutation du covid-19 est plus contagieuse, elle n'en ait pas pour autant plus contagieuse. En outre, cette variante peut être neutralisée par les vaccins contre le coronavirus que les autorités françaises viennent de réceptionner.

Il est d'ailleurs à savoir que depuis ce 4 janvier, les soignants de plus de 50 ans peuvent se faire vacciner. Le ministre de l'Éducation nationale a également indiqué qu'après le personnel de santé, ce seront les professeurs qui seront le public cible prioritaire pour les vaccins.