Le monde est en pleine crise sanitaire due à la pandémie. L’économie s’est prise un coup, au point de voir les entreprises prendre des décisions affectant la population, mais le déconfinement non plus ne s’annonce guère meilleur, car les chiffres risquent de monter en flèche dus aux charges supplémentaires des couvertures sanitaires.

En France, le projet d’équipement des salariés d’une couverture complémentaire santé a été mis sur le circuit depuis déjà un moment. C’est une charge budgétaire délicate à mettre en place, surtout pour les petites entreprises, dont les charges financières sont déjà assez difficiles à gérer malgré les requêtes des salariés.

Cependant en ces temps difficiles, et malgré l’épidémie, 12,4 millions de Français sont atteints de chômage partiel et l’économie du pays chute à une vitesse fulgurante. Les entreprises pensent que pour préserver leur caisse, il est nécessaire de couper court à tout paiement de recouvrement, un problème pour leurs salariés.

Les problèmes rencontrés par les entreprises

Dans le contexte actuel, nombreux sont les assurés ne bénéficiant plus de leur travail, ou ceux qui sont contraints de travailler malgré l’épidémie, mais sont considérés comme en chômage partiel et doivent normalement bénéficier d’une assurance complémentaire. Or, à cause du déficit économique, les entreprises petites ou grandes ne participent plus aux cotisations mensuelles dédiées à la couverture de santé et prévoyance.


Les travailleurs courent donc un grand risque puisqu’ils ne bénéficient plus d’une garantie et de complément de remboursement en cas d’accident ou de maladie. Un problème d’une ampleur néfaste pour le développement économique du pays. Mais ils ne sont pas les seuls, victimes de cette décision, les responsables de cette couverture ainsi que de cette prévoyance en paient les frais.

Selon un spécialiste du courtage, les prévisions seraient de 99 millions d’euros pour la santé et trois fois plu, soit 300 millions d’euros pour la prévoyance. Et ce, pour l’ensemble du secteur de l’assurance. Cette cause sera donc travaillée et plaidée auprès du gouvernement pour trouver un terrain d’entente entre les entreprises et les salariés ainsi que les assureurs maladie afin que chacun puisse en tirer son bénéfice.

Influence du déconfinement sur les activités de remboursement

Dus au confinement, pas mal de Français ont déserté les institutions de soins. Les factures de remboursement qui parviennent aux complémentaires de santé sont moins nombreuses. L’ensemble des prises en charge de soins aurait chuté de 29% en l’espace de quelques mois, de mars à mai.

Selon des experts dans le secteur du courtage, la consommation de soins connaîtra une grande hausse après le déconfinement pour les dentistes, kinésithérapeutes et autres professionnels de santé ne figurant pas sur ceux qui sont en première ligne pour soigner la maladie. On remarque cependant une compensation des consommations pour les médecins qui offrent leur service grâce à la téléconsultation.

Une hausse des charges financières, aubaines pour les mutuelles de santé

Bien que les Français aient effectué moins de soins et de contrôles, en même temps que le gouvernement ayant déployé des efforts surhumains pour endiguer les conséquences de la pandémie, les consultations, le chômage et les hospitalisations se bousculent. Les mutuelles sont en charge d’une partie de ces dépenses, pour combler la lacune dans leurs chiffres, elles avancent une augmentation leur prix le mois de septembre à venir. Cependant, il est tout de même à souligner que poser précisément les dépenses de santé et le montant des cotisations non recouvrées pour les mutuelles s’avère compliqué.

Nous nous retrouvons entre le marteau et l’enclume. Les bénéfices de l’un font le malheur des autres, les décisions à prendre s’avèrent difficiles. Saura-t-on sortir le plus indemne possible de cette pandémie?