Alors que la rentrée scolaire approche à grand pas, le gouvernement concentre son effort sur le maintien d’une année scolaire sereine pour les élèves. En effet, la mise en place de vaccinodromes au sein des écoles est projetée par le gouvernement. Ceci entrant dans le plan de riposte contre la pandémie de Covid-19 en France.

Si dégoter un devis mutuelle santé raisonnable fait partie des priorités des ménages en cette période de crise sanitaire, cibler les enfants est l'objectif actuel de vaccination du gouvernement. Justement, ce dernier prévoit d'installer des vaccinodromes dans les établissements scolaires à travers tout le territoire français. Entre 12 à 18 ans, les collégiens et les lycéens seront encouragés à se faire vacciner durant cette période estivale.

Déjà mis sur table, ce projet est en cours d'étude technique de réalisation depuis le début de ce mois. Un projet qui, apparemment, ne semble pas faire l'unanimité entre les premiers responsables. Le désaccord, résidant sur le bon déroulement de la prochaine année scolaire. En attendant, la pandémie de Covid-19 continue de circuler dans le pays.


Divergence d'opinions entre les responsables

Optimiste sur ce plan d'actions, Alain Fischer, coordonnateur de la stratégie vaccinale de l'État soutient que c'est une solution adaptée à la situation actuelle. À cet effet, il met l'accent sur l'ouverture des vaccinodromes dans les établissements scolaires à la rentrée. Avec les ressources présentes du ministère de l'éducation nationale, le premier responsable de la vaccination de l'État déclare dans «Le Monde »:

On peut y arriver.

Pour ce faire, il propose de former des équipes mobiles constituées de médecins et d'infirmiers.

En revanche, le ministre de l'éducation nationale, Jean-Michel Blanquer reste perplexe sur le sujet. Pour lui, cela nuirait au bon déroulement de l'année scolaire. Lors d'un interview sur France Info en début juillet, il avait annoncé:

Nous ne l'excluons pas, mais ce n'est évidemment pas mon souhait principal parce que ça crée une charge de plus et ça peut donc troubler le cours normal de l'organisation des établissements.

Toutefois, ce dernier précise que les résolutions susceptibles d'anticiper la pandémie de Covid-19 au niveau des établissements scolaires français seront prises.

Se mettant en position plus ou moins neutre, Bruno Bobkiewicz, qui dirige le Syndicat National des Personnels de Direction de l'Education Nationale ne donne pas beaucoup de précisions sur son avis. Selon lui:

C'est envisageable et envisagé.

Néanmoins, il précise que si l'installation des vaccinodromes dans les établissements scolaires est engagée, leur responsabilité s'arrêtera à la préparation des locaux. Il avance également qu'une répartition des vaccinodromes à un établissement par ville suffira pour vacciner les élèves.


Les autres acteurs du secteur assez prometteurs

À part les élèves, étant les principales cibles, les parents seront aussi touchés de façon indirecte par ce projet de vaccination en milieu scolaire. Dans cette optique, Alain Fischer cherche à miser gros en sensibilisant à la fois ces deux acteurs du secteur. En ce qui concerne les enseignants, le ministre de l'éducation nationale est plutôt rassurant dans sa déclaration:

70% à 75% des professeurs ont reçu une primo-vaccination et, selon nos enquêtes, 90% ont l'intention de se faire vacciner.

Jean-Michel Blanquer souligne que jusqu'à nouvel ordre, les enseignants ne sont pas contraints de se faire vacciner. Cependant, l'autorisation d'enseigner en étant non vacciné reste à discuter. Les décisions du ministère de l'éducation sont attendues par tous les acteurs concernés.