Plus de 200 000 IVG (interruptions volontaires de grossesse) par an sont recensées en France. Pour réduire ce chiffre, le gouvernement a décidé de rendre gratuite la contraception pour les jeunes filles âgées de moins de 15 ans. L’Assurance Maladie prendra ainsi en charge l’ensemble des frais y afférents. Tous les contraceptifs sont concernés par cette mesure.

Les adolescentes de 15 à 18 ans n'ont plus besoin de solliciter leur assurance santé pour le remboursement d'un contraceptif depuis le 31 mars 2013. Cette date a marqué l'entrée en vigueur de la prise en charge intégrale de la contraception par la Sécurité sociale. Dès lors, la pratique de l'IVG a fortement reculé dans l'Hexagone. En 2012, le taux d'avortement s'élevait à 9,5 pour 1 000 grossesses. Il est passé à 6 pour 1 000 en 2018.

Récemment, le gouvernement a étendu la gratuité des moyens de contraception aux moins de 15 ans. Il espère que cette mesure permettra de limiter le recours à l'IVG chez les mineures.


Comment accéder à un moyen de contraception ?

Pour obtenir un contraceptif, il est nécessaire de consulter préalablement une sage-femme ou un gynécologue. En effet, les solutions pour éviter une grossesse doivent généralement être prescrites par un professionnel de santé et s'achètent en pharmacie. Néanmoins, les jeunes filles ont la possibilité de se procurer une pilule du lendemain sans présenter une prescription médicale. De même, elles peuvent demander à rester anonymes.

Durant leur premier rendez-vous, elles détermineront avec un médecin ou une sage-femme le moyen de contraception adapté. L'examen gynécologique n'est pas systématique lors de cette visite. En effet, il est seulement réalisé si les patientes y consentent ou lorsque leur état de santé l'exige.

Un second rendez-vous sera organisé par la suite. Par ailleurs, dans le cas d'une contraception hormonale, il faudra effectuer un bilan sanguin après 3 mois d'utilisation. Cette démarche permet de s'assurer que la solution choisie est tolérée par l'organisme et qu'elle n'occasionne pas d'effets secondaires. En effet, il arrive qu'un contraceptif entraîne des céphalées, des douleurs mammaires, une prise de poids, etc.

Les jeunes filles peuvent également se rendre auprès d'un centre de planification ou d'éducation familiale (CPEF) pour consulter en vue d'utiliser une contraception. Tous les départements en possèdent. Les intéressées peuvent se connecter sur le site du ministère de la Santé pour trouver la liste des CPEF en France.


Plus de ticket modérateur lié aux contraceptifs pour les moins de 15 ans

Désormais, les jeunes filles de moins de 15 ans sont exonérées de ticket modérateur si elles désirent bénéficier d'une contraception. En effet, tous les moyens pour maîtriser la fertilité sont gratuits. Ainsi, qu'elles optent pour la pilule, le diaphragme, le DIU (dispositif intra-utérin) ou encore l'implant, les adolescentes bénéficieront d'un remboursement total par l'Assurance Maladie. Par ailleurs, la Sécurité sociale prendra en charge :

  • Certaines dépenses liées à un examen biologique en vue de l'utilisation d'une contraception à condition qu'il soit réalisé une fois par an maximum ;
  • Les frais impliqués par la consultation annuelle d'un professionnel de santé dans le but d'obtenir une prescription contraceptive ;
  • Les frais de la consultation de suivi ;
  • La pose et le retrait d'un DIU.

Environ un millier de jeunes filles âgées de 12 à 14 ans tombent enceintes chaque année dans l'Hexagone. 770 d'entre elles décident d'interrompre leur grossesse. C'est la raison pour laquelle le gouvernement a instauré la gratuité de la contraception pour les moins de 15 ans.

À la fin de leur première consultation, les adolescentes recevront une ordonnance pour pouvoir se procurer un contraceptif. La prescription ne sera cependant pas immédiatement délivrée si des examens complémentaires doivent être réalisés. C'est notamment le cas lorsque la patiente présente des antécédents cardiovasculaires ou est en surpoids.