La pandémie de Covid-19 a permis de constater que les jeunes s’intéressent peu à la santé des autres, et même au leur. Il devient aujourd’hui primordial de les responsabiliser face à leur état de bien-être physique, social et mental. Ils ont particulièrement besoin d’être accompagnés et informés dans le domaine.

Les jeunes d'aujourd'hui s'intéressent moins au suivi régulier de leur santé qu'à la :

  • recherche identitaire ;
  • socialisation ;
  • liberté.

Ce curieux manque d'intérêt a été constaté depuis le début de la crise sanitaire actuelle.

D'autre part, si 2 % des adolescents souffraient d'angoisse avant le confinement, cette proportion est passée à 24 % en l'espace de quelques semaines d'isolement, selon Léa Moukanas, présidente de la Fondation Aïda. Quant à la docteure Marion Mathieu, de l'association Tous Chercheurs, elle indique :

Les jeunes doivent apprendre à reconnaître les fake news, surtout dans le cadre de la crise de Covid-19, qui engendre un certain nombre de questionnements chez eux.

Une situation favorisée par un manque de sensibilisation à la prévention

Vincent Persuanne propose une prise en charge à des personnes âgées entre 11 et 25 ans. Le représentant de la Fédération des Espaces Santé Jeunes est surpris de constater qu'elles sont nombreuses à ignorer si elles bénéficient d'une couverture sociale ou d'une assurance complémentaire, par exemple d'une mutuelle familiale.


La raison est que les jeunes sont généralement mal accompagnés et sensibilisés à leur santé ainsi qu'à l'importance de la prévention. En cette période anxiogène, la société pharmaceutique Pfizer se mobilise pour qu'ils aient un avis éclairé et pour les rendre eux-mêmes critiques.

Les jeunes de 15 à 25 ans et leur santé

Selon un baromètre Santé publique France, une grande majorité des jeunes de la génération Z pense être en bonne santé. Or, ils seraient nombreux à :

  • être angoissés par leurs interactions sociales ;
  • souffrir d'un problème de harcèlement sur les réseaux sociaux ;
  • être démesurément inquiets de leur avenir professionnel.

La sociologue Monique Dagnaud avertit :

C'est sur Internet et les réseaux que les jeunes se renseignent sur la santé. Ils apprécient particulièrement les petites vidéos à travers lesquelles ils se forgent leurs propres opinions.

Selon la directrice de recherche au CNRS, les jeunes partent de la maison familiale à l'âge de 24 ans en moyenne. En effet, les études universitaires sont de plus en plus longues en France. De plus, il est aujourd'hui difficile de trouver un premier travail.

Monique Dagnaud souligne que les parents jouent un rôle important dans l'accompagnement et l'information des jeunes sur tout ce qui touche leur santé. Elle explique :

La famille diffuse une certaine image du comportement, du bien-être et de la santé.