La crise sanitaire a grandement impacté sur la vie au quotidien, notamment sur les habitudes de consommation. Les médicaments frôlaient à maintes reprises la rupture de stock. Pour éviter d’éventuelles pénuries, un stock de sécurité est à constituer. Et c’est ce dont les laboratoires pharmaceutiques français ont pleinement conscience.

Réaliser un devis mutuelle santé est préconisé en cette période endémique, afin de mieux profiter des offres d'assurance maladie. D'autant plus que la France regorge de nombreux assureurs, ce qui allège grandement les dépenses en matière de soins, outre la participation de la Sécurité nationale.

Il convient d'ailleurs d'admettre que l'Hexagone fait partie des pays les mieux lotis en termes de système de santé. La santé étant un droit universel, plusieurs lois ont été instaurées pour l'entériner. L'instauration d'un stock de sécurité minimal pour tous les MITM (médicaments d'intérêt thérapeutique majeur) en est une preuve. En effet, un décret a été mis en vigueur mars dernier pour éviter aux patients tout risque d'interruption de traitement.


Des signalements amplifiés au quadruple

2 446, ce sont les signalements de rupture de stocks, du moins de risque de pénurie, recensés l'an dernier par l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé). Des statistiques on ne peut plus inquiétantes, selon les associations de consommateurs, puisqu'elles sont estimées à quatre fois plus par rapport à celles d'il y a quatre ans.

Et si les tensions se sont accrues en termes d'approvisionnement de médicaments, ces dernières années, elles se sont davantage amplifiées depuis 2019 où l'on a enregistré 1 504 signalements. À noter qu'il s'agit de médication vitale pour les patients et dont l'interruption de traitement pourrait attenter à la survie de ces derniers – à court ou à moyen terme. D'ailleurs, toutes les classes de médicaments en sont concernées, entre autres :

  • Les anticancéreux ;
  • Les médicaments du système nerveux, tels que le diazépam ;
  • Les anti-infectieux comme l'amoxicilline ;
  • Les médicaments cardiovasculaires, tels que les sartans.

Une mesure régie par un décret paru depuis mars

Insuffisance de la capacité de production, incidents au cours de la création des matières premières ou de la fabrication des produits en eux-mêmes, défaut de qualité… Plusieurs raisons peuvent engendrer une rupture de stock. C'est ce qui s'est d'ailleurs maintes fois survenu durant cette crise sanitaire.

Mais dans tous les cas, il convient d'éviter que les difficultés se réitèrent. Pour ce faire, constituer un stock de sécurité minimal est préconisé aux laboratoires pharmaceutiques français. Un conseil qui vaut pour tous les médicaments MITM, de moins de deux mois pour ceux dont la durée de conservation est limitée (sous-condition d'une dérogation spéciale) et jusqu'à quatre mois pour ceux ayant rencontré des pénuries au cours des deux dernières années.

Pour appuyer cette nécessité, un décret est paru en mars, suivi de la mise en vigueur en début du mois. Une initiative dont se félicite la directrice des affaires juridiques et réglementaires de l'ANSM, Carole Le Saulnier :

C'est une avancée majeure pour les patients, car c'est la première fois qu'une législation dans l'Union européenne impose deux mois de stock.

Toujours selon l'organisme public, les laboratoires qui transgresseraient cette loi subiront des sanctions financières.