Alors que le Royaume-Uni se préparait à une levée des restrictions sanitaires le 21 juin prochain, l’apparition du variant indien du covid-19 menacerait cette décision. Cette mutation serait, en effet, 40 % plus contagieuse que le variant local alors que les scientifiques britanniques ne disposent pas encore de données suffisantes permettant de le cerner.

Le Royaume-Uni n'a définitivement pas de chance. Le pays se préparait à une levée des restrictions sanitaires fin 2020, mais l'apparition du variant britannique du coronavirus l'a forcé à revoir ses plans. Après une rapide campagne de vaccination, le Royaume-Uni s'est de nouveau préparé à une nouvelle levée des restrictions, mais le variant sud-africain menaçait de nouveau ses projets.

Une menace qui n'a pas pour autant empêché le gouvernement britannique de se montrer confiant, en prévoyant une levée des mesures sanitaires dans son calendrier, plus précisément le 21 juin prochain. Mais cette fois encore, le pays va peut-être devoir revoir ses plans à cause du variant indien qui est arrivé sur son sol. Une situation qui impacterait également sur la couverture maladie, notamment sur la mutuelle santé.


Le gouvernement britannique était optimiste

Le variant britannique du covid-19 était réputé être plus contagieux que le coronavirus classique. Mais il semblerait que les vaccins agissent efficacement contre cette mutation, le gouvernement s'est ainsi montré confiant sur l'évolution de leur situation épidémiologique. Mais un autre variant est de nouveau apparu, menaçant la levée des restrictions sanitaires. Il s'agit de la mutation sud-africaine. Déjà que le variant britannique est réputé très virulent, celui provenant d'Afrique du Sud le serait encore plus.

Concernant l'efficacité des vaccins utilisés actuellement contre cette dernière mutation, les scientifiques d'outre-Manche ne sont pas encore totalement fixés. Néanmoins, à en croire les premières données disponibles, il semblerait que les injections anti-covid aient de l'effet sur le variant sud-africain. Les autorités du Royaume s'attendaient ainsi à une amélioration de la situation épidémiologique dans les semaines à venir.

Mais ça, c'était avant l'apparition de la mutation indienne du covid-19 dans le pays. Celle-ci a été identifiée pour la première fois en avril dernier en Inde et des cas de ce variant viennent d'être confirmées au Royaume-Uni par le gouvernement. Ce dernier n'a cependant pas donné le nombre de cas recensés.

Augmentation des cas journaliers de contamination

Le variant indien, appelé également variant delta, serait 40 % plus contagieux que la mutation britannique selon les scientifiques du pays. Pour l'heure, les chercheurs ne disposent pas de données suffisantes pour mieux le cerner, si bien que l'avènement menace sérieusement la levée des restrictions sanitaires, prévue pour le 21 juin prochain, selon de nombreux médias locaux. D'ailleurs, le nombre de contaminations journalières dans le pays affichait une tendance haussière ces derniers jours, se montant à 5 000, voire 6 000 cas de contamination quotidienne.


Heureusement, le nombre d'hospitalisations continue de rester stable. Au ministre britannique de la Santé de déclarer que le fait que cet indicateur reste stable témoigne de l'efficacité des vaccins. Un argument recevable, puisque la majorité des admissions hospitalières concernerait des personnes pas encore vaccinées.

Force est également de constater que la campagne de vaccination au Royaume-Uni progresse bien. 40 millions des britanniques ont reçu au moins une première injection, tandis que 27 millions de personnes ont reçu les deux doses. Ainsi, ce sont 52 % des adultes qui ont actuellement déjà bénéficié de leurs deux doses d'immunisation sur le territoire. D'ici le 21 juin, le gouvernement britannique espère vacciner pleinement les trois cinquièmes de la population.

Concernant la date de levée des restrictions sanitaires, il se murmure qu'elle pourrait être reportée de deux semaines.