Due à une piqûre de mouche tsé-tsé, la maladie du sommeil compte parmi les pathologies endémiques d’Afrique. Grâce à l’instauration des programmes de lutte contre cette affection, moins de 1 000 patients ont été recensés en 2018 en région subsaharienne. Mis en place dans les années 90, les efforts des différents pays se poursuivent.

Quand une personne est atteinte de la maladie du sommeil appelée également trypanosomiase humaine africaine (THA), elle peut ressentir des douleurs dans les articulations, outre des migraines. Il arrive aussi que des démangeaisons et de la fièvre s’ajoutent aux symptômes.

Une fois que le parasite pathogène atteint le système nerveux central, le malade peine à coordonner ses mouvements et peut entrer dans un état de confusion. Il est également susceptible de présenter des troubles de l’intégration sensorielle et souffrir de troubles du sommeil.

En l’absence de traitement, cette pathologie peut entraîner le décès. Mais à en croire les chiffres de l’OMS, elle est bien maîtrisée.


De moins en moins de malades au fil des années

Pour la première fois depuis un demi-siècle, les cas de THA recensés n’ont pas dépassé la barre des 10 000 patients lors d’un bilan réalisé en 2009 après une récolte des données. L’OMS s’en est réjouie. Le nombre de cas observés n’a pas cessé de diminuer au fil des années. Les chiffres ont été particulièrement bas en 2018 avec 977 nouveaux cas relevés, comme l’indique l’organisation.

Certaines personnes sont plus exposées à la maladie que d’autres. Tel est le cas des populations rurales qui travaillent dans le secteur primaire et qui ne peuvent pas toujours accéder à des soins adaptés. Au cours de la dernière décennie, plus de 70 % des cas recensés ont été constatés en République démocratique du Congo.

Quoi qu’il en soit, entre 2000 et 2018, un repli de 95 % a été enregistré en Afrique subsaharienne, les données des 36 pays ayant été analysées.

Quand les Administrations et l’OMS travaillent de concert

L’OMS ne manque pas d’énoncer que l’évolution de la situation dans de nombreux pays découle de l’amélioration de la détection et du traitement des patients atteints. Qu’en est-il des actes de prévention effectués par la mutuelle ? En même temps, le diagnostic et la prise en charge de la pathologie sont d’autant plus complexes que les professionnels de santé sont supposés acquérir des compétences particulières.

Puisque l’organisation appuie les pays d’Afrique dans l’éradication de la THA, elle joue un rôle dans :

  • le bon déroulement des programmes nationaux implémentés grâce à l’assistance technique fournie ; 
  • l’accès des populations aux médicaments antitrypanosomiase distribués gratuitement ; 
  • l’élaboration de nouvelles méthodes de diagnostic en mettant à la disposition des scientifiques sur place une banque d’échantillons ; 
  • la consolidation des efforts réalisés jusque-là grâce aux actions du réseau de coordination fondé en 2014.