En 2020, 550 000 personnes de plus souffrent de maladies chroniques par rapport à 2015 dans l’Hexagone. Face au vieillissement de la population, il devient indispensable d’anticiper la manière dont ces pathologies seront traitées. Avec l’engorgement des hôpitaux et la désertification médicale, les maisons de santé connectées se présentent comme une excellente alternative pour le maintien à domicile des patients.

Les spécialistes indiquent que les maladies cardio-vasculaires connaîtront une recrudescence de 13 % cette année. Pour les pathologies respiratoires, la hausse est estimée à 10 %. Par ailleurs, le diabète affectera pas moins de 4 millions d’individus. Les patients concernés sont tenus d’adhérer à une mutuelle santé pour limiter leurs dépenses de santé. Mais comment leur traitement se déroulera-t-il sachant que la France fait actuellement face à la saturation de ses hôpitaux ?

Eu égard à ce problème, le président de Sagéo, Nicolas Boudeville, et le maire de Reims, Arnaud Robinet, parient sur la médecine de proximité. Cette solution implique la mise en place de maisons de santé connectées.

À quoi l’encombrement des urgences est-il dû ?

Dans l’Hexagone, les hôpitaux désormais prennent en charge la plus grande partie du parcours de soins. En cause, la dégradation de l’accès aux services médicaux en ville. À titre d’exemple, il faut désormais 67 jours pour obtenir un rendez-vous en vue de consulter un spécialiste. Il y a 8 ans, le délai était de 44 jours.


D’autre part, la désertification médicale concerne dorénavant aussi bien les zones urbaines que les territoires ruraux. Depuis 2010, le nombre de généralistes dans la capitale française a chuté de 25 %. Il faut dire que ces professionnels de santé ne sont plus forcément remplacés après leur départ à la retraite.

Le ministère de la Santé estime que 43 % des cas se présentant aux urgences des hôpitaux auraient pu être traités par les cabinets médicaux. Pour couvrir l’augmentation du nombre de patients, l’État est contraint de recourir à des crédits exceptionnels. Dans ce contexte, l’Ondam (Objectif national de dépenses d'assurance maladie) hospitalier subit une hausse de 2,4 % cette année. Ce qui est supérieur aux prévisions dévoilées en octobre 2019 (2,1 %).

Désengorger les hôpitaux pour recentrer le parcours de soins sur le généraliste

Le modèle actuel centré sur les établissements hospitaliers risque d’être rapidement dépassé. Sans compter qu’il implique un service inégal. La médecine de proximité se présente comme une solution avec le déploiement de maisons de santé connectées. Ces dernières visent à équilibrer la charge de soins, ce qui permettra de désengorger les hôpitaux et les cliniques.

Sagéo intervient pour instaurer ce nouveau modèle. Pour ce faire, la société envisage d’établir des partenariats des généralistes médecins généralistes, mais également des structures spécialisées d’envergure nationale comme les laboratoires médicaux et les groupes d’ophtalmologie, de radiologie ou de dentisterie. Les paramédicaux ne sont pas en reste.


Il faut savoir que 60 % des Français n’observent pas les prescriptions des professionnels de santé. La médecine de proximité entend remédier à cette mauvaise habitude. Les maisons de santé connectées sont supposées simplifier le maintien des patients à domicile et la prise en charge précoce des maladies.

Pour ce faire, des outils de détection connectés mettant en lien le malade et l'hôpital entrent en jeu. Au final, le médecin généraliste se retrouvera au centre du parcours de soins sans pour autant être débordé. Le concept devrait être expérimenté sur trois sites d'ici le printemps prochain.