En prévision des discussions sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale 2021 à partir de septembre, l’assurance maladie a rendu son rapport concernant le budget de la Sécu. Le document détaille les produits et les charges, ainsi que les mesures visant à réduire les dépenses de santé pour l’année prochaine. Et cela bien que les incertitudes liées à la crise sanitaire empêchent des projections précises concernant leur évolution.

Des mesures relatives à la maitrise de la prescription

Le rapport indique que

La sécurité sociale veut accroître ses économies de 1 milliard, dont 438 millions d'euros proviendraient des actes et prescriptions.

La Sécu prévoit notamment de sensibiliser certains prescripteurs (médecins généralistes, cardiologues et endocrinologues) au problème du mésusage des hypolipémiants, en particulier l'ézétimibe, seul ou associé. Grâce à cet accompagnement visant à un meilleur respect de la stratégie thérapeutique des traitements hypolipémiants, 25 millions d'euros pourraient être économisés sur ce poste.

En outre, l'Assurance Maladie va instaurer d'ici fin 2020 l'obligation de demander un accord avant la prescription de Repatha® et Praluent, de même que pour la chirurgie bariatrique, cette dernière mesure devant permettre 5 à 10 millions d'euros de coûts en moins.


Elle compte également gagner 40 millions d'euros sur la déprescription et le bilan partagé de médication des patients âgés polymédiqués. D'autres actions sont au programme pour plusieurs familles de médicaments, à savoir les antalgiques, les antihypertenseurs, les antidépresseurs, les benzodiazépines, les inhibiteurs de la pompe à protons… Enfin, une meilleure régulation de certains examens d'imagerie et de biologie est prévue.

Des actions pour limiter les arrêts de travail

Selon l'assurance maladie,

Entre 2013 et 2017, le volume d'arrêts de travail pour maladie est passé de 204 à 234 millions de journées indemnisées.

Elle ajoute qu'

En parallèle, leur coût pour l'assurance santé a augmenté à 7,3 milliards, contre 6,3 milliards d'euros en début de période.

Dans le but de diminuer les prescriptions d'indemnités journalières, des antennes départementales de prévention de la désinsertion professionnelle seront déployées avant la fin de l'année. Elles auront pour mission d'identifier le plus tôt possible les salariés fragilisés et de leur proposer une proposition de service claire en fonction de la criticité de leur situation. 100 millions d'euros de dépenses pourraient ainsi être supprimés.