C’est un constat catastrophique qu’a dépeint Le Parisien dans un article publié il y a quelques jours. Selon le quotidien, le nombre de femmes enceintes et de mères SDF est en hausse constante et la situation ne cesse de s’empirer. Une centaine de personnalités et une vingtaine d’associations dénoncent ce drame humanitaire sans précédent.

Une grande précarité préoccupante

La recrudescence du nombre de femmes enceintes et de jeunes mères démunies qui dorment dehors avec leurs enfants inquiète les soignants, les travailleurs sociaux, les acteurs spécialisés comme les comparateurs de mutuelle ou encore les bénévoles qui les côtoient régulièrement.

Ces mamans sans-abri sont désespérées par l’insuffisance des solutions d’hébergements, mais elles finissent par s’accoutumer à ces conditions morbides.

Des bébés SDF dans une situation alarmante...

Tous les ans, le SAMU social attire l’attention sur ce fléau qui gagne du terrain en France. Selon les chiffres dévoilés, pas moins de

« 700 enfants dorment dehors chaque soir en Île-de-France ».

À l’heure actuelle, une centaine de mères avec un nourrisson errent dans la rue parisienne sans trouver de refuge temporaire.


Froid hivernal, risque périnatal, malnutrition voire sous-nutrition, maladies, agressions… sont autant de dangers auxquels les jeunes mères et les femmes enceintes sont exposées. Les effets néfastes sur leur santé sont dramatiques sur le long terme.

Dans ce cas-là, le nouveau-né est confronté à un risque élevé d’hospitalisation dès la naissance par rapport à un bébé qui évolue dans un environnement privilégié. Cela est d’autant plus inacceptable qu’en plus de ne pas avoir droit à des soins décents, la mère et l’enfant ne bénéficient pas d’une prise en charge de l’Assurance maladie.

D’ailleurs, le président de la République a souligné dans son discours du mois d’avril que

« Les 1 000 premiers jours d’un nourrisson français sont déterminants pour son développement futur ».

… et dans une indifférence déplorable

Ces personnalités et associations pointent du doigt l’indifférence des responsables étatiques (politiciens, directeurs d’hôpitaux…) face à une telle situation inacceptable. Elles s’interrogent sur leurs valeurs et leurs engagements en restant à l’écart quand d’autres se démènent pour apporter leur contribution, si minime soit-elle.

Selon elles,

« Le plus grave, c’est le fait d’attendre que les pouvoirs publics prennent des mesures concrètes pour lutter contre ce phénomène ».