Ces dernières années, l’on a constaté une forte recrudescence de l’industrie agroalimentaire. Ce qui explique aussi la grande disponibilité des aliments ultra-transformés et, de fil en aiguille, leur consommation. Or, il faut savoir que ces produits industriels ont des effets néfastes sur l’équilibre métabolique, s’ils sont consommés trop fréquemment et en grande quantité.

Le quotidien de la majorité des ménages s’apparente aujourd’hui à une course contre la montre si bien que bon nombre de gens se tournent vers des solutions faciles, notamment pour se nourrir. Entendant par cela le fait de choisir de la nourriture prête à être chauffée plutôt que de dépenser du temps dans la préparation.

Plusieurs études ont mis en garde les consommateurs contre la forte consommation d’aliments ultra-transformés. D’abord, parce que cela augmente les risques de développement de cancer et est même associée à un taux de mortalité plus élevé, et ce, quelle qu’en soit la cause.

Mais une récente recherche a mis en avant sa corrélation avec le diabète de type 2. De quoi alarmer davantage les autorités de santé qui se trouvent pourtant, depuis longtemps, sur les pieds de guerre.


Des produits fort consommés qui nuisent pourtant à la santé

La malnutrition et l’obésité, deux fléaux qui sont devenus, ces dernières années, le quotidien de nombreux habitants dans les pays développés. Et ce, en dépit de la disponibilité des traitements et leur prise en charge par des établissements d’assurance santé.

Et pour cause, les aliments industriels, peu riches en constituants naturels, pullulent sur le marché. Or, il va sans dire que l’insuffisance de produits bruts entraîne certaines carences. Sans oublier le fait que ce manque est, dans la plupart des cas, comblé par des taux excessifs de sucres et de graisses. Ce qui rend ces nourritures ultra-transformées très caloriques, mais pauvres en nutriments essentiels.

Des aliments qui, au lieu de nourrir vraiment, sont seulement bourratifs et, dont il est préconisé de consommer avec modération. Une conscientisation que les acteurs du secteur santé veulent véhiculer. L’agence nationale de santé publique, par exemple, met en avant les innombrables atouts des produits faits-maison, notamment :

  •  Leur influence positive sur la santé ;
  •  Leur fraîcheur ;
  •  Leur prix nettement plus abordable que les préparations industrielles.

Après la mortalité toutes causes confondues et le cancer, place au diabète

L’année 2019 baisse ses rideaux avec de nouvelles preuves sur les méfaits des aliments ultra-transformés sur la santé. En effet, aux corrélations entre plusieurs types de cancers et la consommation d’AUT, les scientifiques ont ajouté les risques élevés de morbidité toutes causes confondues.


Et récemment, le spécialiste en collecte d’informations sur l’alimentation des Français, NutriNet-Santé, a révélé qu’il existe aussi des liens entre ces produits industriels et le développement de certaines maladies chroniques, notamment le diabète de type 2. À savoir, l’étude qui a permis d’arriver à cette conclusion a été menée sur un panel composé en grande proportion de femmes (80%).

Plus précisément, le risque de souffrir de ce type de diabète s’accroit à mesure que la consommation d’AUT augmente : de 15% pour une hausse de 10% du ratio ingéré dans une journée. Une estimation qui n’est pas le fait du hasard, selon les affirmations de NutriNet-Santé puisque les résultats demeurent inchangés même si d’autres éléments, tels que la qualité globale de l'alimentation, les co-morbidités associées ou les variations de poids sont pris en considération.

Pour autant, il serait bon de préciser que, quel que soit le régime alimentaire suivi, les consommateurs s’exposent davantage aux risques une fois qu’ils auraient dépassé le seuil de 100 grammes d’AUT par jour.