Les voitures ont toujours figuré en tête de liste en matière de pollution de l’atmosphère. Du moins, en ce qui concerne les modèles à motorisation thermique comme l’essence ou le diesel. Raison pour laquelle, le pouvoir public a mis sur pied des mesures visant à réduire l’émission de gaz polluant notamment dans les grandes agglomérations.

Le dispositif Crit’Air est l’une d’elles et il y a de fortes chances qu’il fasse l’objet d’éventuelles restructurations. La raison en est que l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a découvert un nouveau facteur l’incitant à solliciter le renforcement de ce mécanisme.


Le dispositif Crit’Air pourrait être renforcé

Dans le cadre de la transition énergétique qui se fait de plus en plus dense, le dispositif Crit’Air a été instauré afin d’encourager la conduite écologique.

Également appelé certificat qualité de l’air, ce mécanisme tend principalement à limiter la pollution de l’atmosphère dans les grandes villes. Ainsi, elle permet de catégoriser chaque véhicule en fonction de leur niveau d’émission de particules fines, ces poussières polluantes produites par les moteurs qui ont des impacts négatifs sur l’environnement.

Puisqu’il s’agit d’une mesure incitative, elle dispose de différents atouts pour convaincre les conducteurs. Ce serait bien le cas pour la prime écologique récompensant ces derniers s’ils choisissent d’acheter ou de louer un modèle émettant une quantité limitée de CO2. Et il faut dire que les modèles répondant à cette exigence ont l’avantage de profiter d’une tarification de 5 à 50% moins chère en matière d’assurance. À travers une simulation assurance auto, il serait même possible de trouver une offre encore plus avantageuse.

L’on peut également citer la possibilité de circuler librement en centre-ville pour ceux disposant de cette vignette si l’on tient compte d’un passage lié à cette réglementation stipulant que :

« Depuis le 1er juillet 2015, la ville de Paris interdit la circulation des véhicules antérieurs à 1997 dans la capitale les jours de semaines, l’objectif étant d’améliorer la qualité de l’air de Paris, qui atteint par moment des pics de pollution très élevés ».

Dans ce sens, tout porte à croire qu’il y a de fortes chances que cette règle soit renforcée suite à la mise en garde de l’Ansee qui a récemment découvert une nouvelle menace à travers le gaz émis par les voitures, les particules ultrafines. Soit, des poussières mesurant moins de 100 nanomètres de diamètres (2,5 micromètres pour les particules fines) et qui sont particulièrement dangereux pour la santé. À l’agence de préciser :

« Les particules ultrafines ne peuvent pas être bloquées par les masques (…) et peuvent passer par les bronches, aller au poumon puis intégrer le réseau sanguin ».

Ainsi, cet organisme estime que ces micropoussières représentent un danger en s’attaquant directement au cerveau et au système sanguin au risque d’optimiser les risques de maladies cardiovasculaires ou respiratoires.


De ce fait, l’Ansee recommande vivement la réduction urgente de la circulation automobile dans les plus grandes agglomérations.

Un problème de plus pour les voitures thermiques

Se présentant comme étant un certificat de qualité de l’air, la vignette Crit’Air permet principalement de circuler ou de stationner dans des ZCR (zones à circulation restreinte), mais également pour les dispositifs de circulation différenciée dans certaines préfectures.

De ce fait, les modèles dépourvus de cette vignette ne peuvent en profiter ou du moins en semaine entre 8 heures et 20 heures. Ce serait aussi le cas pour ceux dont le certificat Crit’Air est classé de niveau 5 si les catégories 4, 3, 2 et 1 bénéficient d’une certaine liberté sous certaines conditions. À préciser que le manquement à cette règle peut entraîner une amende de 3ème classe de 68 euros qui peut aller jusqu’à 180 euros en cas de retard de payement.

À noter également que cette réglementation concerne essentiellement les véhicules thermiques roulant à l’essence ou au gazole puisque leurs moteurs sont particulièrement pointés du doigt en matière d’émission de particules fines.

La preuve en est que les 100% électriques ainsi que celles roulant à l’hydrogène sont exclus de la liste puisque la vignette Crit’Air niveau Zéro (zéro émission de CO2) leur sont accordée si elle est de niveau 1 pour les hybrides rechargeables.

Ainsi, la découverte des particules ultrafines est un problème supplémentaire pour l’essence et le diesel puisqu’une fois de plus, il est indiqué que ces micropoussières trouvent leur source auprès des moteurs à combustion, mais également à travers les freinages.