Pour traiter l’infection au sous-variant BA.1 d’Omicron, le médicament Xevudy, administrable par intraveineuse, a prouvé son efficacité. Mais depuis, un autre sous-variant, baptisé BA.2, a fait son apparition et, cette fois, l’anticorps de synthèse développé par la multinationale britannique GSK semble montrer ses limites, au point même que la Haute Autorité de Santé (HAS) en arrive à déconseiller la prescription, à défaut de l’interdire.

Un éternel recommencement

Certes, l'épidémie n'est plus aussi meurtrière qu'auparavant, mais les différents variants du coronavirus continuent de préoccuper les chercheurs et les professionnels de la santé.

Comme on le sait, le variant Omicron a engendré BA.1, un sous-variant pour lequel la multinationale britannique GSK a pu développer un anticorps de synthèse — le Xevudy — pour en traiter les symptômes. Les résultats des traitements étaient prometteurs.

Malheureusement, un autre sous-variant baptisé BA.2 a fait son apparition entre temps et cette fois, le traitement par Xevudy se révèle nettement moins concluant. Les chercheurs en arrivent même à la conclusion que le médicament de GSK n'est plus efficace.

Dorénavant, la prescription du Xevudy n'est plus préconisée que pour les personnes ayant contracté une souche du virus autre que le BA.2 alors même que ce dernier est désormais le variant dominant (celui qui circule le plus).

La Haute Autorité de Santé a donc pris la décision de restreindre l'usage du Xevudy, sans pour autant aller jusqu'à l'interdire.

Pour les laboratoires de recherche, il s'agit d'un perpétuel recommencement puisqu'il faut à chaque fois développer un nouveau médicament en tenant compte des caractéristiques du nouveau variant.


Le BA.2 est-il plus dangereux que son prédécesseur ?

Concernant la dangerosité et la virulence du nouveau sous-variant, trop peu d'informations circulent pour pouvoir en attester de manière certaine. Pour le moment, seule son omniprésence a été démontrée.

Pour les particuliers, il serait plus prudent de ne pas relâcher la vigilance, même si l'abattage médiatique autour de la pandémie n'est plus aussi important qu'avant.

Par ailleurs, disposer d'une bonne mutuelle santé reste judicieux, même après avoir guéri du covid-19 puisque la maladie peut entraîner d'autres séquelles qu'il va falloir traiter.