Une nouvelle étude sur la maladie d’Alzheimer a révélé que celle-ci a pour origine un faible taux d’oligomère dans le liquide cérébrospinal. Les auteurs de cette étude ont avancé que l’amyloïde soluble réduit le risque du déficit cognitif, même en cas d’accumulation de protéines amyloïdes.

Ces chercheurs ont pointé une autre cause qui favoriserait la dégénérescence des neurones, et de ce fait, l'apparition de la maladie d'Alzheimer. Il s'agit selon eux des problèmes lysosomaux, ou plus précisément, l'incapacité des lysosomes de recycler les molécules.

Cette défaillance entraîne la multiplication de lysosomes stockés dans la cellule, car celle-ci mettrait de côté tous ceux qui n'arrivent plus à assurer leurs tâches et se lance dans la création de nouveaux lysosomes.

Les médicaments anti-Alzheimer disponibles jugés inefficaces

L'équipe a précisé que le changement de la structure des molécules, même de manière infime, empêche les enzymes de faire leurs tâches : celles de décomposer les protéines amyloïdes.

Jusqu'ici, il n'existe aucun traitement permettant de stimuler l'autophagie (recyclage des protéines abimées) et de traiter la maladie.

D'autre part, les médicaments destinés à traiter les symptômes de l'Alzheimer sont jugés inefficaces et comportent de nombreux effets indésirables. L'insuffisance de l'apport thérapeutique de ces médicaments a même mené à l'arrêt de leur remboursement par l'Assurance maladie depuis août 2018.

À noter toutefois qu'étant une maladie dégénérative, la maladie d'Alzheimer entre dans la liste des affections de longue durée exonérantes. Celle-ci fait ainsi l'objet d' une prise en charge totale sur la base des tarifs de l'Assurance maladie.

Certaines dépenses de santé demeurent cependant à la charge du patient (dépassement d'honoraires, forfait hospitalier, franchise médicale…). Ce reste à charge est ainsi remboursé par sa mutuelle santé .

Mieux comprendre la pathologie

Cette équipe de chercheurs américains s'est fixé comme objectif de mieux comprendre la pathologie en vue de pouvoir développer de meilleurs traitements.

Si cette théorie axée sur les causes antérieures à la maladie tenait la route, cela pourrait effectivement ouvrir la voie à de nouveaux traitements. À l'heure actuelle, la recherche clinique menée à travers le monde n'a donné aucun résultat satisfaisant.