La maladie d’Alzheimer a été découvert il y a déjà plus d’un siècle. Pourtant, c’est une pathologie encore fort appréhendée aujourd’hui, dont le taux d’incidence pourrait décupler d’ici quelques décennies en raison du vieillissement de la population. Heureusement, quelques espoirs se profilent à l’horizon, notamment en ce qui concerne l’amélioration du diagnostic. D’autant qu’il est plus facile de la contrôler à un stade précoce.

Les effets neurodégénératifs que provoque la maladie d’Alzheimer font que c’est une pathologie qui requiert un dépistage précoce afin d’être mieux traité comme il se doit. Certes, il n’existe pour le moment aucune thérapie curative, mais les recherches avancent à grandes enjambées.

Ce qui pourrait bientôt changer la donne puisque, pas plus d’une semaine, un laboratoire américain, Biogen, a annoncé avoir déposé une demande de commercialisation de son traitement pour guérir de ce trouble cognitif.

Une autre trouvaille qui va redonner espoir au million de Français atteints : la mesure des sillons corticaux, dont l’élargissement progressif est un signe de l’apparition de la maladie. Une révolution pour le moins prometteuse, à en croire son taux de précision. En effet, la méthode traditionnelle affichait 20% de doute.


Un premier médicament pour le bonheur des souffrants

Regorgeante de mystère, mais surtout effrayante pour bon nombre d’individus, la maladie d’Alzheimer est réputée incurable et invalidante. Mais la menace est d’autant plus tangible à l’heure actuelle où l’espérance de vie est plus élevée et que plusieurs pays subiront un vieillissement notable de leur population.

En ce qui concerne la France, 1,2 million de résidents sont aujourd’hui affectés, nécessitant alors une garantie maladie efficace, notamment comme celle octroyée par une complémentaire santé. Cela afin de combler leurs dépenses en matière de soins. À savoir, la pathologie se présente sous forme de plaques résultant de l’accumulation excessive des dépôts de la protéine bêta-amyloïde dans les neurones.

C’est cette formation-là que le traitement élaboré par le laboratoire américain Biogen, baptisé Aducanumab, fera disparaître. Les recherches sont d’ailleurs sur la bonne voie puisque la troisième phase de l’essai clinique est déjà passée et que le coordinateur, Pr Vellas, a même émis sa volonté de déposer une demande de commercialisation du traitement dès le début de l’année prochaine.

D’autant plus que l’agence américaine du médicament (FDA) semble voir d’un fort bon œil la méthode proposée même si les accords de mise sur le marché sont encore en attente. Le fait est que ce premier traitement curatif de l’Alzheimer a démontré son efficacité tant sur la mémoire du patient que sur sa capacité à réaliser les actes de la vie quotidienne.


Un moyen plus efficace pour un diagnostic plus précis

Trouver un médicament pour guérir d’une maladie est, sans conteste, un exploit. Découvrir un moyen de le diagnostiquer précocement en est un autre. Et c’est même indispensable pour les troubles neurodégénératifs tels qu’Alzheimer. Traditionnellement, l’imagerie par résonance magnétique ou IRM est la voie utilisée par les neuroscientifiques pour vérifier l’état du cortex cérébral et des régions associées à la mémoire.

Une éventuelle atrophie de ceux-ci signifie, dans 80% des cas, que l’individu en est atteint. Tout récemment, une équipe de chercheurs de l'Inserm, de l'Université de Paris et du CEA a découvert une façon révolutionnaire de détecter plus précisément la présence de la maladie.

Publiée dans « Neurobiology of Aging », leur étude portait sur les circonvolutions du cerveau et le rétrécissement de l'épaisseur du cortex qui borde les sillons corticaux. En effet, l’élargissement progressif de ces derniers, qui est corrélé avec le vieillissement, est plus phénoménal quand on souffre d’Alzheimer.

Ainsi, l’observation de ce phénomène permettrait de diagnostiquer les troubles avec un taux de réussite culminant les 91%. Une découverte qui attend d’être opérée sur un panel plus large afin que son efficacité soit définitivement confirmée.