Pour endiguer la prolifération internationale du Covid-19, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) n’est pas d’accord avec toutes les mesures. Elle se prononce alors contre l’exigence d’un pass vaccinal à l’entrée de nombreux pays. Par rapport aux restrictions générales de voyage, elle adopte la même position. Selon l’organisme international, ces deux mesures sont inefficaces au regard des résultats recherchés.

Le 19 janvier dernier, le Comité d'urgence du Règlement sanitaire international de l'OMS a émis quelques recommandations liées au Covid-19. Concernant la campagne de vaccination autour du globe, il a changé une de ses anciennes préconisations. Il exhorte désormais la communauté internationale à œuvrer pour que d'ici juillet 2022, 70 % de la population mondiale soit vaccinée. Il l'appelle également à agir pour inclure la vaccination contre le coronavirus dans les services de santé de routine. L'OMS invite ainsi les États à prioriser le partage des vaccins à travers le monde. Ceci lorsqu'ils ont vacciné une grande proportion de leurs populations vulnérables.


Baser les mesures de voyage sur les estimations des risques

Pour l'organisme international, cette action apparaît plus urgente que la vaccination des adolescents et enfants. Il estime que ces populations semblent les moins exposées au risque de développement de complications graves. Une information dont les mutuelle santé qui les couvrent devraient notamment tenir compte.

Ensuite, l'OMS a souligné quant aux déplacements à l'étranger que selon le Règlement sanitaire international, en son article 40 :

Les mesures de voyage […] doivent être fondées sur des évaluations des risques et éviter de faire peser la charge financière sur les voyageurs internationaux.

L'institution onusienne a explicitement évoqué le cas :

  •  De la vaccination ;
  •  De la quarantaine ;
  •  Du dépistage ;
  •  Du port de masque.

En guise d'exemple, des États comme la Finlande ou les États-Unis ferment aujourd'hui leurs frontières aux voyageurs non vaccinés. De leur côté, la Nouvelle-Zélande et l'Australie refoulent les étrangers. À ce propos, l'OMS a insisté sur l'excessivité de demander une attestation vaccinale contre le coronavirus aux touristes.

Annuler ou atténuer les interdictions de déplacement à l'international

Le Comité susmentionné appelle les États à songer à une stratégie basée sur le risque pour simplifier les déplacements internationaux. D'après lui, les pays devraient, ajuster ou supprimer si possible les mesures comme les obligations relatives :

  •  À l'isolement ;
  •  Aux tests.

Il incite par ailleurs à éviter l'imposition d'un pass vaccinal contre le coronavirus pour les déplacements internationaux :

[…] Comme seule voie ou condition permettant les voyages internationaux étant donné l'accès mondial limité et la distribution inéquitable des vaccins contre la Covid-19.

Enfin, le Comité recommande aux gouvernements d'adoucir ou d'abroger les restrictions de voyage à l'étranger. Pour cause, développe-t-il, ces interdictions :

  • Renforcent davantage le stress social et économique des États partis ;
  • Ne présentent aucun intérêt.

L'OMS doute en effet de l'efficacité de l'instauration d'interdictions générales de circulation pour enrayer la diffusion internationale du Covid-19. Elle soutient même que de telles mesures peuvent empêcher la communication rapide de nouveaux variants préoccupants.