À l’heure actuelle, aucun remède efficace contre le Covid-19 n’a été officiellement découvert. L’espoir serait alors de trouver le plus tôt possible un vaccin pouvant le prévenir. D’ailleurs, tous les regards se tournent vers ces recherches au point de délaisser celles afférentes aux autres maladies. Une tendance contre laquelle l’OMS met en garde. En effet, ces dernières, éradiquées jusqu’ici, pourraient revenir en force.

80, c'est le nombre estimé des recherches en cours pour l'élaboration d'un vaccin contre le Coronavirus. Des essais cliniques sur l'homme seraient même réalisés à l'heure actuelle. Dans tous les cas, ces nouvelles alimentent l'espoir de la population mondiale en proie à une crise sanitaire du jamais vu.

Force est toutefois de constater qu'en parallèle, les services de vaccination ont été, ces derniers temps, quelque peu négligés. Une erreur qui peut être fatale étant donné que d'autres pathologies à prévention vaccinale vont resurgir alors qu'elles ont été auparavant maîtrisées.

Une situation que l'OMS qualifie d'intolérable. Celle-ci a alors jugé indispensable de tirer la sonnette d'alarme durant la semaine mondiale de la vaccination, insistant sur l'indispensabilité des vaccins pour tout un chacun.

Un service indispensable à tout moment

Du 24 au 30 avril s'est déroulée la semaine internationale de la vaccination. Des jours successifs pendant lesquels a été promue la portée de la prévention vaccinale sur bon nombre de maladies, sauvant alors tous les ans des millions de vies. Une nécessité qui a été nettement mise en avant par le thème véhiculé cette année intitulé « Les vaccins, ça marche pour tous ». À l'Organisation mondiale de la santé de souligner :

La campagne mettra l'accent sur la manière dont les vaccins et les personnes qui les mettent au point, les délivrent et les reçoivent, jouent un rôle précieux en protégeant la santé de tout un chacun, partout.

D'autant plus que le médicament est remboursable, notamment en France où 65% par l'Assurance maladie s'il s'agit des vaccins inscrits dans le calendrier vaccinal général, sous condition d'une prescription médicale. À savoir, le remboursement du coût de l'injection varie selon le statut du soignant qui l'administre (70% si c'est opéré par le médecin traitant et 60% si via une infirmière). La plupart des complémentaires santé proposent alors de rembourser les dépenses restantes.


En tout cas, la continuité des services de vaccination est de rigueur, et ce, même en temps de crise sanitaire comme c'est le cas actuellement. C'est la raison pour laquelle l'OMS attire l'attention des autorités de santé sur les risques de résurgence d'autres maladies en cas de négligence de leur part. D'après le DG de l'organisme international, Tedros Adhanom Ghebreyesus :

En cas d'interruption des services de vaccination, même pour de courtes durées dans des situations d'urgence, le risque augmente de voir apparaître une explosion des maladies à prévention vaccinale […] Il est impensable que des flambées épidémiques continuent de représenter une menace alors même que nous disposons de vaccins sans danger et efficaces pour nous en protéger.

Éviter la recrudescence de certaines maladies « déjà vaincues »

Bien que l'essor de la science soit incontestable et que les recherches scientifiques fassent montre de plus en plus d'efficacité, il convient d'admettre que certaines maladies historiques demeurent une menace pour l'humanité. La rougeole, par exemple, se cache toujours dans l'ombre et sévit au moment le plus opportun. Comme ce qui s'est passé l'an dernier en République démocratique du Congo où par moins de 6 000 individus y ont laissé la vie.

Mais l'OMS s'inquiète aussi de la forte apparition de la fièvre jaune, de la diphtérie ainsi que de la poliomyélite. À ce propos, il ne faut pas oublier celle qui a frappé la population syrienne en 2013. Une situation qui explique la mise en garde de l'institution. Ce qu'elle a évoqué dans son communiqué est, d'ailleurs, on ne peut plus clair :

Les pays doivent prendre dès à présent des mesures pour préserver les services de vaccination afin de contenir autant que possible les flambées épidémiques et de réduire le nombre de décès […] Nous ne pouvons prendre le risque de perdre la bataille de la protection pour tous et partout contre les maladies à prévention vaccinale. Faute de vaccination, elles reviendront en force.