Les finances de l’Assurance maladie ne sont pas au beau fixe. Un récent article du Figaro annonce une hausse de ses dépenses de 6,5 % l’an dernier. L’augmentation de 25 % des indemnités journalières et un bond de 45,7 % des remboursements en biologie médicale sont en cause. Sur le total, 1,8 milliard d’euros ont été attribués aux seuls tests de dépistage au Covid-19.

IJ en hausse de 25 % à cause de l'explosion des arrêts de travail

Le 28 janvier, Le Figaro publiait les comptes de la Sécurité sociale pour 2020. À l'étude des chiffres, l'impact de la pandémie de Covid-19 saute immédiatement aux yeux. En effet, sur l'ensemble de l'année, le montant figurant dans la colonne débit s'est alourdi de 6,5 % sur un an.

Si avant le premier confinement, aucun écart notable n'apparait sur les remboursements octroyés à la même période une année plus tôt, le premier confinement a fait exploser les arrêts de travail.

Car outre les personnes contaminées, celles ayant été en contact avec elles ont dû se mettre en quarantaine chez elles. En conséquence, sur les 12 mois de 2020, une crue de 25 % des indemnités journalières versées par l'Assurance maladie a été constatée pour préserver le salaire des affiliés en plus de la contribution de la mutuelle santé.


Flambée des dépenses sur la plupart des postes

En parallèle, la Sécu a remboursé une somme 45,7 % plus importante qu'en 2019 pour les actes de biologie médicale, alors qu'entre 2018 et 2019, ce montant n'avait progressé que de 1,8 %. Rien que le dépistage des Français l'a obligée à débourser un total de 1,8 milliard d'euros.

Les patients ont été nombreux à profiter de la saison estivale pour reprendre auprès des spécialistes les rendez-vous auxquels ils ont renoncé lors du premier confinement. Le Figaro fait état d'une

Nette accélération à partir de l'automne du fait de la multiplication des tests et des arrêts de travail à indemniser.

Recul des consultations de généralistes et des dépenses de dentisterie

Mais du côté des généralistes, le nombre de consultations traditionnelles en présentiel n'a pas atteint son niveau habituel.

La crainte de contracter le Covid-19 et les restrictions de déplacement ont fait chuter la fréquentation des cabinets, et malgré l'essor des téléconsultations, leurs résultats financiers ont été durement affectés.

Seuls deux postes s'affichent en baisse : la prise en charge des soins dentaires et les honoraires des médecins. Mais le repli, limité à 6,4 %, n'a pas suffi à compenser l'envolée subie dans les autres catégories de prestations, plombant le bilan financier de l'Assurance maladie.