C’est un sujet qui a été maintes fois abordé, mais qui peine encore à trouver écho auprès de nombreux parents. L’exposition des enfants en très bas âge aux écrans comporte de nombreux effets néfastes, voire tragiques sur leur santé. Mais beaucoup de parents continuent à le faire, rendant ainsi nécessaires les campagnes de sensibilisation, comme celle qui s’est tenue à Bordeaux.

Sensibiliser les professionnels et les particuliers

L'exposition des tout-petits aux écrans constitue un véritable danger pour leur santé, aussi bien émotionnellement que physiquement. Raison pour laquelle il est urgent de mettre fin à cette mauvaise habitude et de multiplier les campagnes de sensibilisation.

Justement, pour piloter ces campagnes, il faut recruter davantage d'intervenants. D'où l'édition d'un nouveau guide à destination des professionnels, dans le cadre d'une action conjointement menée par la ville de Bordeaux, la CAF, le réseau périnatalité de Nouvelle-Aquitaine, l'agence régionale de santé et des parents, le conseil départemental de la Gironde ainsi que des spécialistes de la santé et de la petite enfance.

Pour les professionnels, 5 000 guides ont été édités et distribués. Les particuliers, parents de surcroit, auront aussi droit à leur manuel, avec cette fois l'édition et la diffusion de 10 000 exemplaires.

Pour compléter le tout, les organisateurs ont prévu une campagne de sensibilisation sur le thème « 0/2 ans, zéro écran ».

Est-ce vraiment si dangereux ?

Les éventuels effets de la surexposition des tout-petits sont trop importants pour être ignorés. Caroline Graouer, la directrice de la petite enfance et des familles, insiste sur le fait que les écrans risquent d'affecter considérablement la qualité et la quantité des interactions entre le tout-petit et ses parents.

Forcément, ce manque d'interactions influera négativement sur le développement de l'enfant. Plus tard, il peut être sujet à des troubles du langage, du sommeil ou même psychomoteurs.

Évidemment, tous ces troubles peuvent être soignés, mais ils pourraient plus tard occasionner des frais médicaux élevés. Si tel est le cas, les parents ne devront pas hésiter à demander un devis mutuelle, de manière à pouvoir faire face aux soins non couverts par l'Assurance maladie.