Le Conseil de Paris s’est tenu le mardi 12 novembre. C’était l’occasion pour l’exécutif parisien de présenter sa stratégie en matière de santé. Il était question notamment d’améliorer l’accessibilité aux soins pour tous ainsi que la coopération entre les différents acteurs. Tous les points relatifs au domaine de la santé ont été abordés, que ce soit d’ordre environnemental, scolaire, sexualité, etc.

Pour une ville de référence en matière de soins

Anne Souyris, adjointe EELV à la mairie de Paris, a affirmé que

« L’objectif est de faire de la capitale une ville de référence en matière de soins et de promouvoir une politique de santé qui prend en charge toute la population ».

Elle a ainsi fait état des avancées majeures dans de nombreux domaines, notamment la mise en place d’espaces publics plus favorables à la santé.

Pour offrir des services de santé complets et accessibles à tous les assurés sociaux, la ville s’est dotée de 10 centres de soins pris en charge par 170 médecins conventionnés de secteur 1 avec différentes spécialités, de 59 centres de protection maternelle infantile (PMI) ainsi que des centres de dépistage et de vaccination.


La ville a précisé que

« Malgré les changements effectués dans ces centres municipaux, l’offre de santé sans dépassement d’honoraires a été préservée ».

2 000 défibrillateurs d’ici 2021

En plus des 500 défibrillateurs en service actuellement, la mairie envisage d’équiper les lieux recevant du public et les espaces publics de 2 000 appareils supplémentaires accessibles 24h/24 d’ici deux ans.

Le but de ce grand déploiement est d’optimiser les chances de survie à une mort subite dans la région parisienne.

Le taux de survie est passé de 5 % avant 2010 à 20 % en 2019.

Des sujets sérieux non abordés

La politique de santé de la ville aborde aussi d’autres domaines, comme le plomb, les salles de consommation à moindre risque (SCMR) ou les perturbateurs endocriniens. Mais quelques élus ont pointé du doigt le côté dépassé de ce plan.

Selon Marie-Claire Carrère-Gée, présidente du groupe LRI (Les Républicains et Indépendants),

« Les sujets prioritaires sont laissés de côté, tels que la crise sanitaire dans la capitale ou la diminution des inégalités concernant l’accès aux soins ».

Nicolas Bonnet Oulaldj, président du groupe PCF au Conseil de Paris, milite pour

« L’installation d’un centre de santé par arrondissement qui sera ouvert tous les jours et à toute heure, afin d’améliorer les services d’urgences ».

De leur côté, les Radicaux de Gauche souhaitent débattre de l’accès à une mutuelle santé pour toutes les personnes de la ville.

En effet, 300 000 Parisiens ne disposaient pas de complémentaire santé en 2016.