Lorsque les tests de dépistage du covid-19 étaient devenus payants vers la mi-octobre, les autorités concernées avaient pris la décision de ne pas valider les autotests antigéniques pour l’obtention du pass sanitaire. Mais le 29 octobre dernier, le Conseil d’État s’était ravisé à propos de l’exclusion de l’autotest du pass sanitaire. En cas de résultats négatifs, le test est donc à nouveau reconnu comme valide pour obtenir le pass sanitaire.

Sous la supervision d'un professionnel de santé

Selon les propos rapportés par LCI qui a pu examiner son ordonnance, le Conseil d'État précise que

Le ministre de la Santé n'invoquant […] aucune raison de nature à justifier cette suppression ou à faire obstacle à la suspension de son exécution, l'application du décret litigieux est de nature à porter une atteinte grave et immédiate à la situation des requérants et aux intérêts qu'ils entendent défendre.

Le mardi 16 novembre 2021, la Direction générale de la santé (DGS) a confirmé la réintégration de l'autotest au pass sanitaire.

Sur le portail SI-DEP mis à jour en toute discrétion au début de la semaine du 8 novembre 2021, il est dit que

Les autotests réalisés sous la supervision d'un professionnel de santé sont à nouveau reconnus comme preuve pour le pass sanitaire.

En d'autres termes, l'opération doit se faire en présence de « pharmaciens d'officine dans le cadre de leur lieu d'exercice habituel » pour voir ses résultats validés en vue de l'obtention du pass.


Comme preuve utilisable 72 heures

S'adressant aux personnes majeures, asymptomatiques qui ne sont pas reconnues comme « cas contact », ce test de dépistage par prélèvement nasal peut ainsi servir de justificatif pour obtenir le précieux sésame.

Concernant la durée de validité d'un test négatif, elle est de 72 heures. Si l'autotest est positif (signifiant une potentielle infection au Covid-19), il est préférable d'effectuer en plus un test PCR en laboratoire pour plus de fiabilité.

La DGS affirme que

Le résultat positif d'un autotest réalisé sous supervision d'un professionnel ne permet pas d'obtenir un certificat de rétablissement et ne conduit pas à la mise en œuvre du système de contact-tracing.

À noter que les autotests sous surveillance médicale sont pris en charge par la mutuelle santé.