La pandémie du covid-19 a contaminé de nombreux Français. Et certains d’entre eux ont dû payer de leur poche les frais médicaux. Mais la situation a changé, le coronavirus a subi une requalification importante puisqu’elle est désormais considérée comme étant une maladie professionnelle. Cela va permettre aux personnes souffrantes de bénéficier d’un remboursement et d’une compensation.

Au mois de mars dernier, le ministre de la Santé, Olivier Véran avait déclaré que les personnes ayant contracté le covid-19 dans le cadre de leur activité professionnelle verraient automatiquement leur pathologie être reconnue comme une maladie professionnelle.

Cette mesure peut paraitre anodine, certes, mais elle permet à bon nombre de patients de bénéficier d'une meilleure prise en charge de la part de la Sécurité sociale, voire de leur mutuelle santé. En effet, le taux de remboursement des soins s'avèrerait plus avantageux. Dans certains cas, l'assuré peut bénéficier du versement d'une allocation journalière à vie de la part de l'Assurance maladie.


Les personnes pouvant bénéficier de cette mesure

Bien évidemment, les soignants sont les premiers à être concernés par la reconnaissance du coronavirus comme étant une maladie professionnelle. À la condition tout de même qu'ils l'aient contracté sur leur lieu de travail et que cette dernière ait entrainé une forme sévère du virus. Cette affection grave peut se traduire par un recours à l'oxygénothérapie ou toute autre forme d'assistance respiratoire.

Cette réforme ne s'étend pas toutefois uniquement aux professionnels de la santé, puisque le ministre de la Santé a indiqué qu'elle concernerait également les personnes n'exerçant pas dans ce secteur. En outre, toutes personnes ayant été contaminées dans le cadre de leur activité professionnelle et qui ont par la suite développé une complication de la maladie pourront en bénéficier. La demande sera alors examinée par un comité d'experts.

Lorsque la requête est validée et que l'affection grave ait été reconnue, le demandeur bénéficiera d'un remboursement des soins à 100%, couplé à un versement d'indemnités journalières plus onéreuses. Dans l'éventualité où le patient porterait des séquelles permanentes, une rente viagère pourra lui être accordée. Pour rappel, de récentes études suggèrent que le covid-19 ait des effets néfastes sur le système nerveux, bien que les chercheurs ne se soient pas encore prononcés sur la pérennité des dommages.


Les documents à fournir

Pour pouvoir jouir de ce dispositif gouvernemental, le demandeur doit fournir certains documents justificatifs. Il y a d'abord le certificat médical initial rempli par le médecin traitant, où il doit établir son diagnostic ainsi que les différents éléments cliniques ou les examens qui l'ont conduit à cette conclusion.

Un compte rendu d'hospitalisation doit aussi être fourni, mentionnant le recours ou non à l'oxygénothérapie ou toute autre forme d'assistance respiratoire. Dans l'éventualité où cette thérapie se soit déroulée en dehors du cadre hospitalier, le médecin traitant doit en faire état dans le certificat médical initial.

Enfin, l'assuré devra se munir d'un justificatif d'activité professionnelle. Pour les professionnels de la santé et les personnes exerçant ou non dans le secteur des soins, ils devront fournir une attestation de leur employeur mentionnant le poste qu'ils occupent, les missions qui leur ont été attribuées et les périodes d'absence au cours de l'année 2020. Pour les professionnels de santé libéraux, ils devront écrire une attestation sur l'honneur où ils précisent l'acte médical qu'ils ont réalisé 15 jours avant le diagnostic de contagion.

Dans l'éventualité où un individu est mort des suites du covid-19, sa famille peut également déposer une demande et fournir en plus une copie du certificat de décès.