Les mesures barrières, notamment le confinement dû au coronavirus semble avoir eu des inconvénients, si l’on considère le fait qu’elles ont écarté les personnes âgées de leurs proches ainsi que de leur famille. Les hospices et hébergements pour seniors étant totalement isolés avec interdiction formelle des visites. Beaucoup d’entre eux vivent très mal la situation, ce qui altère plus ou moins considérablement leur état de santé en général.

Durant la période de confinement pour crise sanitaire, les seniors, qui font partie des plus vulnérables face au coronavirus sont tenus loin de leur famille. Certaines personnes âgées tombent alors rapidement dans la dépression à cause du manque de contact avec leurs proches.

A priori, le nombre de décès annuel dans cette tranche d’âge représente déjà près d’un quart du nombre de décès de la statistique globale au niveau national. Mais les chiffres risquent encore d’être accentués par la situation d’isolement. En effet, la solitude contribue au développement de divers problèmes de santé mentale, souvent fatals chez les seniors admis dans les hébergements spécialisés qui leur sont dédiés.

Les seniors : victimes de l’isolement

Dans les établissements spécialisés accueillant les seniors aussi appelés Ehpad (Hébergements pour personnes âgées dépendantes), les femmes sont souvent plus nombreuses que les hommes, dont l’espérance de vie est beaucoup plus réduite. En moyenne, les résidents des hospices décèdent vers l’âge de 89 ans, après une durée de séjour tournant autour de 3,4 ans. Dans la plupart des cas alors, les décès ont lieu au cours d’une hospitalisation en externe dont les dépenses y afférentes sont souvent couvertes par l’assurance maladie.


Selon une enquête, un senior assisté à toute heure de la journée par un personnel soignant court beaucoup moins de risque de décéder. Et c’est là que réside le problème puisque les maisons d’hébergement ayant des difficultés à recruter connaissent un taux de mortalité plus élevé chez ses résidents. Conscients de cela, la grande majorité des Ehpad ont mis en place des procédures de soins palliatifs ou de prise en charge de la fin de vie. Cela a permis en quelque sorte de renforcer la capacité des seniors à affronter la vie dans les circonstances difficiles.

Durant la pandémie du Coronavirus, le nombre de décès des personnes âgées inquiète plus d’un. Il se trouve que les chiffres tournaient autour de 15% pour les patients de plus de 80 ans et montent jusqu'à 35% pour les seniors en Ehpad. Face à cela, le ministère de la Santé a mis en place le "plan bleu". Un dispositif consistant à endiguer autant que possible les visites auprès des 7 200 hospices éparpillés sur tout le territoire français afin de ne laisser aucune porte d’entrée au virus.

La situation est différente dans les accueils familiaux

Si les statistiques font peur dans les Ehpad, la situation semble être plus optimiste dans les accueils familiaux. En guise de référence, on considère les bilans en chiffre de l’institution « Cette famille » qui a une capacité d’accueil de 8 000 seniors. Depuis le début de la crise sanitaire, en effet, quatre cas positifs seulement y ont été enregistrés. À préciser d’ailleurs que les personnes concernées ont contracté la maladie lors d’un passage à l’hôpital.

À savoir pourtant que les invités ont toujours pu continuer à se communiquer avec leurs proches. Ce, grâce à des solutions de communication mises en place par plus de la moitié (52%) des accueillants. Par ailleurs, il a aussi été constaté que le taux de mortalité demeure stable par rapport à l’année. La preuve, la courbe afférente au taux de ruptures de contrats a affiché une ligne horizontale entre mars et avril 2019/2020.

Aussi, les recommandations nationales relatives aux visites dans les hébergements pourront-elles être assouplies, pour la deuxième phase du déconfinement en dépit du fait que le Covid-19 tapit toujours dans l’ombre. Les visites pourront être autorisées, mais à condition de respecter des mesures sanitaires strictes dans la grande majorité des établissements.