En France, l’univers de la mutualité est outrageusement dominé par la Fédération nationale de la Mutualité Française (FNMF). Cette organisation créée en 1902 regroupe en effet la quasi-totalité des mutuelles de santé de l’Hexagone. Un quasi-monopole que les « petites » fédérations, habituées à se contenter des miettes, entendent aujourd’hui bousculer.

Un rapport de force trop déséquilibré

À l’heure actuelle, la FNMF exerce une véritable hégémonie sur l’univers de la mutualité en France. Preuve de cette domination sans partage : elle compte près de 600 adhérents et assure la protection de 37 millions de personnes.

À ses côtés, les organisations concurrentes font bien pâle figure. Ces dernières doivent se contenter de parts de marché insignifiantes. C’est par exemple le cas de la FNIM qui est aujourd’hui en charge de la protection de 2 millions de Français.

Mais deux autres fédérations tentent de se faire une place et, selon leurs dires, elles disposent des armes nécessaires pour contester cette suprématie, en dépit de leur taille réduite. Ces dernières affirment vouloir porter secours aux petites mutuelles que la FNMF négligerait de plus en plus.


Selon elles, seuls les grands groupes ont voix au chapitre au sein de la fédération dirigée par Thierry Beaudet.

Pour séduire de nouveaux membres, elles misent sur des outils et des services innovants à mettre à leur disposition, prétextant que

« Ceux de la Mutualité Française commencent à être obsolètes ».

Mais comme il fallait s’y attendre, M. Beaudet a riposté, niant en bloc les accusations de négligences et rappelant que

« Les petites mutuelles prétendument délaissées continuent d’affluer en masse à la FNMF ».

Concernant les services, le Président de la fédération historique rappelle que son catalogue en contient désormais plus de 120 et que les mutuelles de toutes tailles y trouvent leur compte.

Les petites fédérations appellent à la révolution

Pour espérer jouer dans la même cour, les challengers devront faire preuve d’inventivité et proposer un visage tout neuf du mutualisme. Mais la FNIM et la FDPM se montrent optimistes et sont convaincues que leur appel trouvera un écho auprès des petites mutuelles.

Petit à petit, éventuellement ensemble ou chacune de leur côté, les deux organisations entendent bien étendre leur influence et, par la même occasion, amoindrir celle de leur plus grande concurrente.