Le département des études du ministère de la Santé a publié, à la fin de l’année dernière, les résultats de l’enquête de la Drees portant sur les taux d’hospitalisation et le système de dépistage du covid-19. L’institut de recherche dresse également le bilan des contaminations et donne un chiffre approximatif sur le nombre total de personnes infectées jusque-là.

À la veille du confinement, la direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) a publié les résultats d'une étude portant sur les contaminations par le Coronavirus. Les résultats de leur enquête ont indiqué que 4,5 % de la population française ont été déclarés porteurs du virus, lors de la première vague, ce, d'après les données sérologiques.

Et en tenant compte de ce taux ainsi que du nombre d'admissions à l'hôpital, enregistré pour cause du covid-19, l'établissement a pu établir que près de trois personnes infectées sur 100 – disposant d'assurance hospitalisation ou non - ont dû recourir à des soins hospitaliers.


D'autres surprenants bilans ont pu être également soutirés de cette étude.

Un système de dépistage de plus en plus efficace

2,7 % des personnes contaminées par le covid-19 ont dû être admis en soins d'urgence. Sans surprise, ce taux est variable en fonction de l'âge. L'étude de la Drees a d'ailleurs révélé, selon les tranches d'âge, des taux d'hospitalisation de :

• 15-29 ans : 0,3 % • 50-59 ans : 2,2 % • 70 ans et plus : 22,6 %

Ces chiffres sont néanmoins à prendre avec des pincettes compte tenu du fait que peu d'individus dtestésième âge ont été testées.

Dans son bilan, la Drees a également souligné le fait que le système de dépistage serait aujourd'hui plus efficace qu'il ne l'était lors du premier confinement. Les auteurs de l'étude ont, en effet, indiqué dans leur rapport que :

On constate que la capacité de détection du système de dépistage a augmenté, passant de 12 % en juin à 31 % en juillet-août, 45 % en septembre/début octobre et 59 % sur mi-octobre/fin novembre.

En outre, depuis le 30 novembre 2020, six personnes sur dix, déclarées positifs, sont détectables par le biais du dispositif de dépistage, alors qu'au mois de juin les estimations ne s'élevaient qu'à un peu plus d'une personne infectée sur dix.


Un taux d'hospitalisation deux fois plus élevé dans le Nord de la France

Les résultats de l'étude menée par la Drees indiquent aussi que les hospitalisations sont plus fréquentes dans la moitié nord du pays. En effet, le taux d'admission y est de 3,4 %, contre 1,7 % dans la partie sud. À savoir, la première englobe entre autres les régions Centre-Val de Loire, Grand Est, Île-de-France et Normandie.

Pour expliquer cet écart entre le nord et le sud, les auteurs de l'étude ont une théorie. À en croire leur rapport :

Les personnes infectées dans la zone nord sont globalement plus âgées et pourraient présenter davantage de morbidités.

À travers cette enquête, la Drees espérait également pouvoir faire le bilan du nombre total de personnes infectées par le SARS-CoV-2 en France. En supposant que les taux d'hospitalisation enregistrés lors de la première vague de contamination soient restés les mêmes au cours du temps, environ 6,33 millions de personnes auraient contracté le coronavirus dans l'Hexagone.