Être en bonne santé est un besoin universel. Force est pourtant de constater que l’accès aux soins est encore limité pour certaines personnes. La réforme du RAC 0 a d’ailleurs pour objectif de remédier à cette situation. Une optimisation du système qui relève, cependant, d’une grande participation des pourvoyeurs d’assurance santé étant donné leur prise en charge des différences de coût, après déduction de celle de la Cnam.

Lunettes à verres correcteurs, appareils dentaires, implants auditifs… Tout autant de soins onéreux dont les dépenses y afférentes s’élèvent souvent au-delà du budget des ménages français, notamment les plus modestes. Ce qui emmenait ces derniers à y renoncer, en dépit de leurs besoins.

Toujours est-il que le dispositif « 100% Santé » va désormais changer la donne. Mise en vigueur dès le début de cette année pour s’étendre progressivement jusqu’à son effectivité en 2021, cette mesure gouvernementale apporte une lueur d’espoir aux détenteurs de complémentaire santé.

De fait, ils pourront bénéficier du remboursement intégral de leur reste à charge, à condition que les interventions intègrent un « panier santé » spécifique.


Un dispositif qui profitera à tous les ménages

Annoncé par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn il y a plus d’un an, la réforme du Reste à charge zéro prend forme peu à peu, au grand soulagement des consommateurs de santé qui appréhendent l’important trou laissé par une éventuelle intervention médicale spéciale dans leur trésorerie, telle qu’ :

  • Une consultation ophtalmologique qui aboutisse à l’achat de lunettes ; 
  • Un rendez-vous chez le dentiste nécessitant une pose d’appareils ou d’implants dentaires ; 
  • Une visite chez un spécialiste de l’ouïe se soldant par une nécessité d’appareillage auditif.

Certes, le rôle de l’Assurance maladie est de booster le pouvoir d’achat des patients grâce à la prise en charge d’une partie des dépenses afférentes aux soins. Mais il convient d’admettre que le reste à charge demeure quand même quelque peu élevé, pour certains cas. C’est là qu’entrent en scène les couvertures complémentaires, sauf que les garanties sont variables d’un contrat à un autre.

Recourir à un comparateur mutuelle est alors de mise pour dénicher les offres répondant à ses besoins.

Pour en revenir au « 100% Santé », ce nouveau dispositif permet à tous les Français de profiter de paniers d’offres intégrant plusieurs types de soins optiques, dentaires et auditifs. Cela dans le but d’éviter de mettre la main à la poche pour s’acquitter de la partie non couverte par la Sécu, en l’occurrence le RAC. En effet, la mutuelle auprès de laquelle l’on s’est souscrit se chargera de le rembourser.


Plusieurs étapes en deux ans, sauf pour les soins oculaires

Ayant débuté le 1er janvier dernier, le RAC 0 révisé se concrétisera peu à peu pour se finaliser en janvier 2021. Plusieurs étapes sont, de ce fait, à prévoir avant de pouvoir jouir pleinement d’une indemnisation intégrale de ses soins.

Ainsi, le secteur dentaire est le premier à goûter aux changements, dès cette année, avec un plafonnement des frais d’intervention et une diminution progressive, notamment, des tarifs des prothèses. Par ailleurs, l’on observe également une majoration au niveau du taux de base du remboursement par l’Assurance maladie. Dès le 1er janvier prochain, le RAC des couronnes et bridges du panier 100% santé seront entièrement prise en charge par les assureurs.

S’ensuit le secteur afférent à l’organe de l’ouïe où les malentendants pourront aussi profiter, à partir de cette date, d’une nette réduction (de 200 euros puis de 250 euros par oreille) sur leur reste à charge en cas de besoin d’appareillage auditif.

Quant au secteur de l’ophtalmologie, le dispositif s’appliquera en une seule fois à compter de l’année prochaine. De fait, tout achat de montures ou de verres appartenant aux « paniers santé » sera indemnisé par la Sécurité sociale et les mutuelles.


Certes, il existera toujours des offres « hors panier », mais dans tous les cas, l’opticien ou le spécialiste de l’audition ont le devoir de proposer à leur patient une option sans reste à charge. Pour ce qui est des soins dentaires, l’orthodontiste à la responsabilité de communiquer à son client, non seulement un devis détaillé de l’intervention, mais aussi une alternative sans RAC, du moins un choix à RAC modéré au cas où celui-ci est inévitable.