Le grand âge est le plus souvent théâtre de nombreuses maladies, graves ou moins graves, qui amenuisent grandement, voire privent l’individu de son autonomie. Celle-ci ne doit pas être pour autant une fatalité. Il est, en effet, possible de le préserver en déployant les moyens adéquats. Et c’est justement ce que le ministère de la Santé tente d’instaurer actuellement.

Si les avancées médicales ont permis à l'homme de vivre plus longtemps, l'allongement de son espérance de vie ne le met pas pourtant à l'abri des nombreuses complexités qu'accompagne la vieillesse. Le fait est que l'immunité s'affaiblit avec l'âge, s'ajoutant à cela les vécus antérieurs. Toutes des circonstances qui exposent davantage à des maladies et, de fil en aiguille, à la dépendance.

Or, personne n'est sans savoir que cela impacte négativement sur la qualité de vie. Une problématique que le gouvernement tend à pallier en mettant en place le plan « Vieillir en bonne santé 2020-2022 ».Une stratégie qui vise à accompagner les Français, notamment lors de leur passage à la retraite, sans oublier la lutte contre l'isolement et l'adaptation de l'habitat des seniors.

Vieillir en bonne santé ne devrait pas rester une utopie

Vivre le plus longtemps possible, mais vieillir tout en restant fringant et en grande forme. Cela semble utopique puisque les maladies, notamment chroniques affluent à mesure que l'âge avance. s'ajoutant à cela, la perte de l'autonomie qui semble devenir irréfutable pour certains. Les statistiques parlent d'ailleurs d'eux-mêmes : quatre seniors décédés sur dix ont souffert d'une dépendance, dont deux sévère, avant leur mort.


Heureusement, telle une assurance santé qui rembourse les frais afférents aux soins, il existe bon nombre de couvertures permettant de faire face aux dépenses liées à ce problème comme le contrat prévoyance et l'assurance dépendance. De plus, des mesures préventives sont actuellement mises en place afin de préserver l'autonomie des aînés du mieux que possible.

Ce mois de février a été annoncé le projet sur deux ans de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, baptisé « Vieillir en bonne santé 2020-2022 ». Il faut dire que l'État a à cœur cet objectif étant donné que le ministère se berce d'espoir sur le fait que :

Demain, grâce à la prévention, la perte d'autonomie des personnes âgées doit devenir l'exception.

Ainsi, plusieurs projets vont être mis sur pieds d'ici 2022, à savoir :

  • La création d'un centre de ressources dès cette année pour diffuser dans tous les territoires les innovations ;
  • Le renforcement des instances départementales pour financer la prévention ;
  • L'élaboration d'un projet de loi pour l'été prochain ;
  • Le lancement à la fin 2020 d'une application par Santé Publique France afin d'évaluer ses besoins et de bénéficier de conseils personnalisés, et ce, dès 40 ans ;
  • L'optimisation du rendez-vous de prévention au moment de partir à la retraite (200 000 personnes ciblées par an d'ici deux ans).

Accompagnement et adaptation du logement, deux enjeux fort importants

Les individus de troisième âge requièrent une habitation adéquate à leur état physique. Le fait est qu'une éventuelle chute peut leur être fatale, notamment pour ceux ayant plus de 80 ans.

Un aménagement de leur lieu de vie est, de ce fait, de mise, surtout la salle de bain qui se trouve être l'endroit le plus risqué pour les vieilles personnes. Une solution pour laquelle seront mobilisés un milliard d'euros, à raison d'une subvention publique pouvant s'élever jusqu'à 5 000 euros pour chaque bénéficiaire.


Toujours dans cette même vision de mieux vieillir, l'éradication de l'isolement doit être également optimisée. Pour ce faire, un outil prodigué par l'Organisation mondiale de la santé sera déployé en vue de détecter d'éventuelles fragilités chez les seniors ayant décidé de rester chez eux. Les autorités municipales vont certainement mettre leurs mains à la pâte à travers le label « Villes amies des aînés ».

Mais l'on aurait toujours besoin d'autres coups d'épaule. Aussi, Agnès Buzyn a-t-elle prévu de faire aussi participer les jeunes, dès 2020, notamment ceux en Service Civique. Une initiative qu'Unis-Cité tient à louer. En effet, force est d'admettre que la mobilisation de quelque 10 000 jeunes pourrait permettre à 300 000 aînés de se faire accompagner dans le quotidien. À en croire l'association :

Visites à domicile, promenades, mise en relation avec les associations du territoire, accompagnement dans l'usage du numérique : ces jeunes peuvent devenir une pièce maîtresse de la politique de lutte contre l'isolement des personnes âgées et de prévention de la dépendance.