Une couverture santé complémentaire a été mise en place en 2014 dans l’Hérault, toutefois cette mesure ne concernait pas à toutes les communes. Robert Ménard souhaite y remédier en étendant cette formule à toute l’agglomération, mais les maires fraichement élus de certaines communes n’entendent pas donner leur approbation à ce projet.

On comptabilise aujourd'hui plus de 2 600 communes en France proposant une mutuelle municipale à ses résidents. La ville de Béziers a été la première dans l'Hérault à offrir ce service, en effet, depuis le mois de septembre 2014, leurs résidents ont accès à cette nouvelle mesure. Ce dispositif est calqué sur l'initiative mise en place par la commune de Caumont-sur-Durance dans le Vaucluse.

Robert Ménard, aussitôt élu président de l'agglomération de Béziers, a réitéré sa promesse de campagne qui était d'étendre ce complémentaire à d'autres communes. À savoir, cette mutuelle santé comporte cinq formules dont les prix varient en fonction de l'âge du souscripteur et des prestations choisies.


Une mutuelle santé à des prix défiant toutes concurrences

La mutuelle communale, sous certaines conditions financières, offre à ses souscripteurs l'accès une couverture santé complémentaire à des prix bien en dessous de ceux du marché. En effet, les cotisations à payer peuvent aller jusqu'à 60% de moins pour le même niveau de couverture chez les mutuelles classiques.

Ce dispositif est déjà largement répandu dans la ville de Béziers, puisqu'il compte déjà 4 634 adhérents, soit environ 6% des habitants, la majorité d'entre eux sont des personnes du troisième âge. Selon les chiffres fournis par « La Mutuelle Communale », 55% des souscripteurs ont plus de 60 ans.

Robert Ménard a honoré sa promesse de campagne, et il propose désormais cette formule à tous les Biterrois, il a aussi souligné de vive voix que cette proposition ne coûte que quelques centimes aux communes. Ce dispositif tend notamment à aider les personnes âgées et les citoyens en situation de dépendance.

Le nouveau président de l'agglomération de Béziers a déclaré à ce sujet :

La santé est une obsession de tous. On l'a vu ces derniers mois. Une mutuelle est indispensable. C'est un minimum de solidarité entre nous. Mon boulot est de faire en sorte que les gens pauvres ne soient pas plus pénalisés parce qu'ils sont pauvres.

Certains élus sont réfractaires à cette idée

Mais la mise en place de cette complémentaire santé compte de nombreux détracteurs. Sur les 17 maires qui viennent de prendre leurs fonctions dans l'agglomération, seulement huit d'entre eux ont donné un accord de principe quant à la mise en place de cette initiative. Il est à noter que les élus peuvent en question peuvent refuser que cette mesure soit appliquée dans la commune dont ils ont la charge. Dans ce cas-ci, leurs résidents ne pourront bénéficier de ce programme que sauf si leurs maires changent d'avis.


Toutefois, la donne est en train de changer progressivement. On n'a pas encore de chiffres précis, mais il semblerait que de plus en plus de communes, petites ou grandes, ont décidé de franchir le pas. Cela devrait prochainement être le cas de la ville de Montpellier selon certaines rumeurs.

En 2014, ce dispositif était une des promesses de campagne de Gilles d'Ettore. Un an après son élection, ce complémentaire santé a pu être mis en place après que l'élu a entamé les démarches, et aujourd'hui, les Agathois ont accès à ce service. À la même année, cette proposition a fait l'objet de débats à Béziers. Jean-Michel du Plaa, ancien conseiller municipal et un des principaux antagonistes du projet, pointait notamment du doigt le manque de transparence. Un argument contesté par Romain Ménard, il a indiqué :

Nous avons lancé, à l'époque, une consultation et retenue la Mutuelle Communale (association d'adhérents). Les tarifs étaient les plus bas du marché. Et comme ils le sont encore aujourd'hui, nous leur avons proposé d'élargir la zone à toute l'agglomération.