Alors que le cours de bourse de GSK a diminué progressivement ces derniers mois. La présidente du laboratoire britannique, Emma Walmsley, vient de dévoiler son plan de développement sur dix ans pour la société pharmaceutique. Elle prévoit notamment de mettre en bourse la division médication familiale, mais elle attend encore l’approbation des actionnaires.

La présidente de GSK, Emma Walmsley, vient de présenter aux investisseurs et aux actionnaires son plan de développement sur la prochaine décennie. Elle a notamment dévoilé quelques détails sur le spin off de l'activité médication familiale.

Mais il se trouve que l'un de ses investisseurs, le fonds Elliot Management, n'a pas approuvé cette stratégie. Le fonds américain souhaiterait alors que l'actuelle patronne du laboratoire britannique soit destituée de son poste.

Autant dire que ce conflit met sur la sellette Emma Walmsley. Si les bilans des premières années de son plan développement ne révèlent pas des chiffres d'affaires suffisants, elle pourrait être congédiée.


Des produits prometteurs en développement

À l'instar de nombreux laboratoires pharmaceutiques, les activités de GSK, et donc son chiffre d'affaires, ont diminué à cause du covid-19. Par la faute de la pandémie, les vaccins contre le zona de GSK, nécessitant un devis mutuelle santé, sont distribués de manière limitée aux États-Unis et en Chine. Les autorités sanitaires publiques souhaitant se concentrer sur le coronavirus.

Mais d'ici à ce que la pandémie se calme, le laboratoire britannique espère un net regain des activités. GSK espère notamment que grâce à cette reprise, il pourra générer 5 % de chiffre d'affaires et 10 % de profit opérationnel en plus au cours des cinq prochaines années. La croissance pourrait être d'autant plus importante si les anticorps monoclonaux et les adjuvants vaccinaux à disposition de GSK sont utilisés par d'autres laboratoires pour développer des injections anti-covid.

D'ailleurs, le laboratoire britannique développe actuellement des produits pharmaceutiques prometteurs, à en croire sa direction. Toutefois, la conjoncture actuelle rend difficile de prévoir quand ces produits pourront être mis sur le marché. Il est même possible que ces produits ne soient pas encore commercialisés d'ici dix ans.

Mettre en bourse la division médication familiale

GSK dispose actuellement de 20 vaccins et 42 molécules en développement. Ces molécules pourraient mener à la création d'un certain nombre de médicaments. D'ailleurs, les investisseurs et actionnaires du laboratoire britannique poussent pour la mise sur le marché de plus de produits matures et donc commercialisables, ce afin d'augmenter le plus possible les bénéfices et le financement accordé au développement de nouveaux produits. La commercialisation de produits matures pourrait notamment générer 10 milliards de livres d'ici cinq ans.


Pour son développement, GSK compte aussi profiter de sa forte présence aux États-Unis et en Chine. Le laboratoire britannique va ainsi intensifier ses activités dans ses deux pays en priorité dans les années à venir. Dans cette optique, Emma Walmsley souhaite mettre en bourse la division médication familiale. Mais son initiative doit encore être approuvée par les actionnaires. Si ces derniers donnent leur feu vert, la nouvelle entité devrait être introduite à la bourse de Londres et de New York.

Grâce à son plan de développement sur dix ans, Emma Walmsley espère pouvoir mettre fin à la perte de chiffre d'affaires liée à la cession de la médication familiale. L'objectif est notamment de générer 33 milliards de livres de chiffre d'affaires dans la décennie à venir. Mais d'ici là, il n'est pas sûr que la patronne du laboratoire britannique conserve son poste. Cela devait dépendre des résultats des premières années.